Un budget de transition adopté dans le calme pour le Grand Périgueux
Le dernier conseil communautaire de la mandature 2020-2026 du Grand Périgueux, en Dordogne, s'est tenu jeudi 26 février dans une atmosphère décontractée, voire dissipée. Les élus ont voté tous les points à l'ordre du jour sans faire de vagues, marquant la fin d'une période. Le seul fait notable de la soirée a été l'abstention de tous les élus de Périgueux, y compris ceux de l'opposition, lors du vote sur le choix du futur délégataire du service d'assainissement collectif.
Le maire de Périgueux, Emeric Lavitola, a rappelé leur position : « Nous étions pour une reprise en régie et non pour une délégation de service public (DSP). Notre position n'a pas changé depuis le dernier conseil ».
Un budget primitif 2026 technique et en baisse
La présentation du budget primitif 2026 n'a suscité aucune contestation. Jacques Auzou, président de la Communauté d'agglomération, l'a décrit comme un « budget technique et de transition qui respecte les décisions votées et qui permet la vie quotidienne de notre collectivité ».
Le montant total s'établit à 134 millions d'euros, en recul de 3 % par rapport à l'année précédente. Il se compose de :
- 86 millions d'euros pour le budget principal
- 48 millions d'euros pour les budgets annexes (mobilités, assainissement, immobilier, zone d'activités économiques)
Sans surprise, la part d'investissements du budget principal est orientée à la baisse : elle se limite à 20 millions d'euros, contre près de 35 millions l'an passé.
Investissements modérés mais structurants
Malgré cette réduction, cette somme permettra de faire avancer plusieurs projets clés de l'Agglomération, tels que :
- Les centres de loisirs d'Antonne, du Change et le pôle enfance de Savignac (3,36 millions d'euros)
- Les itinéraires alternatifs (1,96 million d'euros)
- Les acquisitions de l'étang du Rosier à Coursac et du terrain du Crapa à Trélissac (1,08 million d'euros)
- Le solde du pôle des cultures urbaines du Sîlot à Coulounieix-Chamiers (1,93 million d'euros)
Hausse des dépenses de fonctionnement due à la navette
À l'inverse des investissements, les dépenses de fonctionnement augmentent. Elles s'élèvent à 79 millions d'euros au total (66 millions pour le budget principal et 24 millions pour les annexes). Jean-Pierre Passerieux, vice-président chargé des finances, modère : « La hausse est de 5,4 %, mais elle n'est que de 2 %, si on enlève la régularisation de la navette de Niversac-Mussidan ».
Comme l'a rappelé Jacques Auzou, le Grand Périgueux a accepté de prendre en charge, avec la Communauté de communes Isle Vern Salembre (CCIVS), 50 % des frais de fonctionnement de cette navette ferroviaire, l'autre moitié étant à la charge de la Région. Cette participation pèse significativement sur le budget de l'agglomération.
Projet de maison de santé à Sorges
Les conseillers communautaires ont également autorisé le lancement d'une étude de faisabilité pour la construction d'une Maison de santé pluriprofessionnelle à Sorges-et-Ligueux-en-Périgord. Jacques Auzou a indiqué que plusieurs professionnels de santé libéraux se sont manifestés, ajoutant avec humour : « Même une sexologue est venue me voir ».
L'ancien maire de Périgueux, Antoine Audi, a répondu taquin : « Il était temps », soulignant l'attente pour ce projet.



