Le budget primitif 2026 de la Dordogne adopté avec des voix contre mais une opposition peu véhémente
L'examen du budget primitif 2026 du Département de la Dordogne s'est achevé ce mercredi 1er avril, avec une validation de la répartition des 711 millions d'euros. Le vote a enregistré 36 voix pour et 14 contre, marquant un rejet de la part des deux groupes d'opposition, qui ont toutefois fait preuve d'une argumentation modérée, sans hostilité prononcée.
Des critiques centrées sur les fragilités financières
Thierry Cipierre (Horizons), élu du canton de Coulounieix-Chamiers, a ouvert le débat en qualifiant ce budget de « sous perfusion ». Il a déclaré : « Nous consommons aujourd'hui les marges d'hier. Ce n'est pas une stratégie mais un amortisseur, et un amortisseur, ça s'use. » Il a également pointé du doigt la déviation de Beynac, un projet qu'il juge « mal anticipé » et pesant sur les comptes départementaux. Malgré cela, il a reconnu un « budget prudent, plus sérieux que certains exercices passés », tout en estimant que « les efforts arrivent trop tard ».
Du côté de Dominique Bousquet (Divers droite, Haut Périgord noir), les critiques ont été similaires. Il a salué « la bonne volonté pour l'agriculture », mais a dénoncé « un budget qui confirme des fragilités sans y répondre ». Selon lui, « les modifications proposées portent sur des ajustements et non sur des réductions significatives », sans développer davantage ses arguments.
Réactions de la majorité et tensions politiques
Le président socialiste Germinal Peiro a exprimé son incompréhension face au vote contre de l'opposition, affirmant : « Je n'ai pas compris pourquoi vous votez contre. Vous faites le même constat que la majorité. Vous avez raison de dire que nous ne sommes pas libres de nos recettes, mais je ne vois pas ce que vous proposez. »
Jacques Auzou (PCF, canton Isle-Manoire) s'est, quant à lui, indigné du comportement des opposants, en particulier du leader d'Horizons en Dordogne. Il a déclaré : « Avec ces deux déclarations de responsables politiques, on a l'impression qu'on vit sur Mars ou sur la Lune. On est dans un monde complètement à feu et à sang, les produits augmentent de partout […] Faire une déclaration de politique générale dans ce contexte, il faut être gonflé. »
Olivier Chabreyrou (PS, canton de Brantôme) a justifié son vote pour en soulignant qu'il s'agissait d'« un budget qui protège le vulnérable ».
Focus sur les crédits alloués à la vie associative et au patrimoine bâti
Les élus ont porté une attention particulière aux crédits destinés à la vie associative et au patrimoine bâti. Cécile Labarthe, représentante du canton Bergerac 2, a rappelé qu'en 2025, 1 060 demandes ont été retenues au bénéfice de 786 associations du Périgord. Pour 2026, le budget alloué à ce secteur s'élèvera à 4,247 millions d'euros.
Concernant le patrimoine bâti, il bénéficiera de 9,956 millions d'euros, dont 5,21 millions entièrement consacrés aux bâtiments liés à l'éducation. Bruno Lamonerie (canton Isle-Loue-Auvézère) a précisé que ces crédits incluront des travaux dans plusieurs collèges, notamment l'acquisition d'équipements pour la cuisine et de mobilier scolaire.
La prochaine séance plénière est prévue pour le lundi 4 mai, où d'autres discussions budgétaires pourraient avoir lieu.



