Éric Woerth quitte l'Assemblée pour la présidence du PMU, sa suppléante le remplace
Woerth quitte l'Assemblée pour le PMU, sa suppléante prend le relais

Éric Woerth tourne la page de l'Assemblée pour prendre les rênes du PMU

L'ancien ministre Éric Woerth a officiellement confirmé, ce vendredi, sa décision de quitter son siège de député de l'Oise afin de briguer la présidence du PMU. Cette information, révélée initialement par Le Parisien, a été confirmée par l'intéressé lui-même à l'AFP. Sa nomination à la tête du PMU devra toutefois être avalisée par l'Assemblée générale de l'entreprise, probablement « dans les 10 ou 15 jours qui viennent », a-t-il précisé. Parallèlement, des vérifications de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) sont requises, étant donné qu'il a exercé des fonctions ministérielles il y a moins de trois ans.

Une transition assurée par sa suppléante

En quittant l'Assemblée nationale, Éric Woerth laisse derrière lui un mandat parlementaire débuté il y a plus de vingt ans. Il sera automatiquement remplacé par sa suppléante, Véronique Ludmann, qui intègrera le groupe des députés Renaissance. Cette décision fait suite à la prolongation de sa mission gouvernementale, initiée début septembre, visant à réformer la gouvernance du PMU. Ayant dépassé la durée légale de six mois pour ce type de mission, son statut de député est devenu incompatible.

L'ancien ministre justifie son choix en déclarant : « Je serai plus utile au PMU […] plutôt qu'être un député perdu dans une non-majorité ». Il exprime cependant une certaine nostalgie pour le Palais Bourbon, où il compte « beaucoup d'amis », tout en critiquant vertement le climat politique actuel. Il compare l'Assemblée à « conduire une voiture sur de la glace », évoquant des débats violents, un sentiment d'impuissance politique et l'émiettement des groupes.

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Un parcours politique dense et tourmenté

Éric Woerth, ancien membre de LR, a occupé plusieurs portefeuilles ministériels sous la présidence de Nicolas Sarkozy, notamment aux Comptes publics, à la Fonction publique et au Travail. Il a également été brièvement ministre de l'Aménagement du territoire dans le gouvernement éphémère de Lecornu. Sa carrière a été marquée par l'affaire du financement libyen de la campagne de 2007, qui s'est conclue par sa relaxe.

À l'Assemblée, il a joué un rôle central en présidant la commission des finances de juin 2017 à juin 2022, une période qu'il qualifie de « presque surréaliste » en raison de la crise du Covid, durant laquelle il a œuvré à « tenir l'économie ».

Un départ du Parlement, mais pas de la vie politique

Malgré son retrait de l'hémicycle, Éric Woerth insiste sur le fait que « c'est un départ du Parlement, pas un départ de la vie politique ». Il affirme son intention de continuer à soutenir activement la vie politique française, en aidant « celui ou celle qui voudra vraiment être président de la République ». Sans désigner de favori parmi les « quatre ou cinq candidats éminents pour la droite et le centre », il réaffirme ainsi son engagement durable dans les arènes politiques nationales.

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