Martine Vassal dénonce un lynchage après la polémique sur 'Travail, Famille, Patrie' à Marseille
La présidente du conseil départemental des Bouches-du-Rhône, Martine Vassal, a vivement réagi ce lundi aux accusations portées contre elle suite à l'affichage controversé de la devise 'Travail, Famille, Patrie' dans les rues de Marseille. L'élue Les Républicains a qualifié cette affaire de 'lynchage médiatique' et a affirmé avoir reçu des menaces, tout en défendant son action locale.
Une polémique qui s'envenime
L'incident remonte à la semaine dernière, lorsque des affiches portant cette devise, associée au régime de Vichy pendant la Seconde Guerre mondiale, ont été découvertes dans le cadre d'une campagne de communication du département. Rapidement, des critiques ont fusé de la part d'opposants politiques et d'associations, accusant Martine Vassal de banaliser un symbole historique lourd de sens.
Dans une déclaration publique, Martine Vassal a nié toute intention malveillante, expliquant que cette phrase figurait parmi d'autres slogans valorisant les valeurs républicaines. 'Il s'agissait d'un élément parmi d'autres dans une campagne plus large sur l'engagement citoyen', a-t-elle précisé, tout en reconnaissant que le choix des mots avait pu être maladroit.
Des menaces et un climat tendu
La présidente du département a également révélé avoir été la cible de menaces depuis le début de cette affaire. 'Je reçois des messages haineux et des appels intimidants', a-t-elle confié, sans donner plus de détails pour des raisons de sécurité. Elle a appelé au calme et au dialogue, tout en dénonçant ce qu'elle perçoit comme une instrumentalisation politique de l'événement.
Les réactions politiques ont été vives, avec des élus de gauche et d'extrême gauche exigeant des excuses publiques et le retrait immédiat des affiches. De son côté, Martine Vassal a refusé de s'excuser, arguant que son département avait déjà retiré les supports incriminés et que l'affaire était montée en épingle.
Les implications pour la vie politique marseillaise
Cette polémique intervient dans un contexte électoral sensible à Marseille, où Martine Vassal est une figure clé de la droite locale. Les observateurs notent que cet épisode pourrait affecter sa crédibilité et influencer les prochaines échéances, notamment les municipales. 'C'est un coup dur pour son image, mais elle tente de retourner la situation en jouant la carte de la victimisation', analyse un politologue local.
Au-delà de l'aspect politique, l'affaire soulève des questions plus larges sur la mémoire historique et l'usage des symboles dans la communication publique. Des associations de défense des droits humains ont rappelé l'importance de contextualiser de tels référents pour éviter toute récupération ou minimisation des périodes sombres de l'histoire.
Martine Vassal a conclu en appelant à recentrer le débat sur les actions concrètes de son département, notamment en matière de solidarité et d'éducation. 'Je reste concentrée sur mon travail pour les habitants des Bouches-du-Rhône', a-t-elle affirmé, tout en espérant que cette tempête médiatique s'apaise rapidement.



