La sénatrice communiste Marie-Claude Varaillas réagit à la reprise des papeteries de Condat
La sénatrice communiste de Dordogne, Marie-Claude Varaillas, a exprimé son inquiétude et sa colère suite à l'annonce de la reprise des papeteries de Condat par l'entreprise SPB. Cette décision, actée par le tribunal de commerce spécialisé de Bordeaux le 27 février, entraîne près de 180 licenciements et marque la fin de la production de papier sur le site lardinois.
Un choc social dénoncé avec véhémence
Marie-Claude Varaillas décrit cette situation comme « un choc social d'une brutalité inacceptable ». Elle insiste sur la nécessité d'un accompagnement social renforcé pour chaque salarié licencié. Dans une déclaration ferme, elle annonce : « Je serai particulièrement vigilante à ce qu'un accompagnement social renforcé soit proposé pour chaque salarié licencié, incluant le reclassement, la formation qualifiante, le maintien des droits et un suivi individualisé. »
Critique de l'enveloppe financière et demande de clarifications
La sénatrice estime que l'enveloppe volontaire de 250 000 euros annoncée par SPB est insuffisante face à l'ampleur du drame humain. Elle souligne que cette somme ne saurait suffire pour compenser les pertes d'emplois et les difficultés sociales engendrées.
Par ailleurs, Marie-Claude Varaillas demande des clarifications urgentes concernant la reconversion industrielle du site. Elle exige des engagements contractuels précis pour s'assurer que les investissements promis et les 300 emplois annoncés dans le cadre du projet de matériaux biosourcés deviennent une réalité tangible. Elle met en garde contre les risques de promesses non tenues et appelle à une transparence totale de la part de l'entreprise et des autorités compétentes.
Les implications pour la région et les travailleurs
Cette reprise marque un tournant majeur pour la région, avec la disparition programmée de l'industrie papetière traditionnelle au profit d'activités dans les matériaux biosourcés. Les conséquences sociales sont immédiates et profondes, affectant non seulement les 180 salariés licenciés, mais aussi leurs familles et l'économie locale.
La sénatrice appelle à une mobilisation collective pour soutenir les travailleurs dans cette période de transition difficile, en mettant l'accent sur la justice sociale et le respect des droits des employés.



