Tonneins : un candidat exclu pour ses liens avec Reconquête, il dénonce une injustice
Tonneins : exclu pour liens avec Reconquête, il dénonce

Un candidat municipal exclu pour ses affiliations politiques à Tonneins

Denis Moïzo, retraité de 73 ans et ancien ingénieur dans le BTP, a été brutalement écarté de la liste Tonneins au cœur portée par le candidat à la mairie Jérémie Bespéa. Cette exclusion, intervenue dimanche 8 février, fait suite à la révélation de son appartenance passée au parti Reconquête. Positionné en 31e et dernière place sur cette liste, Moïzo se retrouve ainsi privé de toute participation à la campagne électorale municipale.

Une affiliation politique brève et nuancée

Denis Moïzo ne nie pas son passage chez Reconquête, mais il insiste sur la brièveté et le contexte de cet engagement. « Je n'ai plus ma carte depuis le 6 septembre 2025, je n'en étais adhérent que six mois », précise-t-il, soulignant que cette courte période contraste avec ses vingt-cinq années d'adhésion au Parti socialiste. Il explique avoir quitté ce dernier par déception envers François Hollande, sans pour autant basculer vers l'extrême droite.

« Je ne suis pas d'extrême droite », se défend-il fermement, affirmant plutôt une proximité idéologique avec la droite des Républicains. Pour lui, cette affiliation éphémère ne devrait pas occulter son profond attachement aux enjeux locaux et son souhait de contribuer au développement de sa commune.

Un recrutement axé sur les compétences, selon le candidat exclu

Denis Moïzo révèle que l'équipe de Jérémie Bespéa l'a approché à trois reprises pour intégrer la liste, mettant en avant ses compétences professionnelles et son expérience. « On m'a dit que c'était une liste sans étiquette, on ne m'a pas parlé de politique », rapporte-t-il, exprimant sa surprise face à ce revirement soudain. Il argue que son engagement était uniquement motivé par le « bien de Tonneins », sans arrière-pensée partisane.

L'ancien ingénieur déplore le manque de transparence lors de son recrutement, soulignant que « On ne m'a jamais posé la question de mes opinions ». Cette omission, selon lui, rend son exclusion d'autant plus injuste et contradictoire avec les principes d'une liste prétendument apolitique.

Une affaire qui soulève des questions sur la liberté d'engagement

Cette exclusion met en lumière les tensions et les critères parfois opaques qui régissent la composition des listes électorales municipales. Denis Moïzo, bien que meurtri, choisit de ne pas alimenter la polémique. « Je ne veux ni polémiquer ni faire d'histoire », conclut-il, préférant tourner la page malgré l'amertume. Son cas interroge sur la place des affiliations politiques passées dans le paysage local et sur les limites de l'engagement citoyen.

L'épisode illustre également les recompositions politiques en cours, où des parcours individuels complexes peuvent être réduits à des étiquettes simplificatrices. À Tonneins, cette affaire risque de laisser des traces dans le débat public, alors que la campagne municipale entre dans une phase décisive.