Débat des municipales 2026 à Sète : la dette au cœur des affrontements politiques
À l'approche des élections municipales des 15 et 22 mars 2026, Midi Libre a organisé un débat à Sète, réunissant cinq candidats. Parmi les thèmes brûlants, l'endettement de la ville, qui s'élève à près de 100 millions d'euros, a suscité des échanges animés et des propositions contrastées pour sa gestion future.
Les positions des candidats sur la dette sétoise
Sébastien Denaja a ouvert le débat en soulignant que cette dette représente 2 000 euros par habitant, un héritage lourd à assumer. Il propose de stabiliser la dette pour éviter une spirale infernale, en gelant les taux d'imposition et en recherchant des cofinancements, sans augmenter les impôts. "Si on veut être sérieux et investir, on ne peut pas augmenter les impôts, pas les baisser, mais on peut geler le taux d'imposition et aller chercher des cofinancements", a-t-il déclaré.
Hervé Marquès, quant à lui, défend les investissements passés, arguant que "quand on emprunte, c'est pour investir". Il rejette l'idée d'un surendettement, affirmant que Sète a réalisé des investissements rationnels et s'engage à rembourser sa dette. "Une ville en danger, c'est une ville qui ne rembourse pas sa dette. Nous la rembourserons", a-t-il assuré.
Critiques et alternatives proposées
Les autres candidats ont vivement critiqué la gestion actuelle. Sébastien Pacull a taclé le maire sortant, estimant que la ville a "cramé la caisse". Il préconise un audit approfondi et une réduction des frais de fonctionnement pour une gestion plus rigoureuse. "Sète vit sous perfusion d'impôts et de béton. C'est la fin d'un système qui n'a pas construit suffisamment de richesses", a-t-il ajouté.
Pascal Pintre a exprimé son sentiment que Sète, avec ses 45 000 habitants, vit au-dessus de ses moyens. Il prône une trajectoire de dépenses contrôlées, avec des économies dans le fonctionnement et les investissements. "La première des trajectoires est de ne pas dépenser plus, voire de dépenser moins, d'envisager des économies dans le fonctionnement et les investissements", a-t-il souligné.
Enfin, Laura Seguin a dénoncé un endettement lié à des projets "souvent coûteux et inutiles". Elle propose de financer uniquement des investissements utiles, comme la rénovation de voirie ou l'efficacité énergétique, en misant sur des cofinancements et des économies via une régie municipale pour des services comme l'eau potable ou la restauration collective.
Enjeux et perspectives pour Sète
Ce débat révèle des clivages profonds sur la politique financière de Sète. Alors que certains candidats défendent une approche d'investissement continu, d'autres insistent sur la nécessité d'une austérité et d'une gestion plus transparente. Les électeurs devront trancher entre ces visions divergentes pour l'avenir de leur ville, avec en ligne de mire la réduction d'une dette qui pèse sur chaque Sétois.
Les prochains débats aborderont d'autres thèmes cruciaux, tels que l'urbanisme, le logement et l'environnement, montrant que les municipales 2026 à Sète s'annoncent riches en controverses et en défis à relever.



