Municipales 2026 à Sète : le bilan contrasté de la majorité sortante entre réalisations et promesses inachevées
Sète 2026 : bilan de la majorité municipale sortante

Municipales 2026 à Sète : un mandat sous le signe des réalisations et des défis financiers

À un mois précis du premier tour des élections municipales, la majorité municipale sortante de Sète se soumet à l'exercice périlleux du bilan. Ce mandat de six ans, marqué par la démission de l'ancien maire François Commeinhes et l'accession au pouvoir d'Hervé Marquès l'an dernier, laisse derrière lui un héritage contrasté où les promesses tenues côtoient les engagements non concrétisés.

Un héritage à assumer entre continuité et renouveau

La majorité sétoise peut légitimement se prévaloir d'avoir mené à terme un nombre significatif de propositions issues du programme « Sète comme au premier jour » porté en 2020 par François Commeinhes. Hervé Marquès, désormais candidat à sa propre succession, a quant à lui tenté de tracer sa propre voie tout en affirmant ne pas renier cet héritage. « Ce fut un mandat de réalisations, de courage dans l'action », observe-t-il, soulignant qu'une feuille de route a été suivie malgré les turbulences.

La rénovation d'Aristide-Briand : projet phare et source de tensions

Le chantier emblématique de ce mandat reste sans conteste la rénovation complète de la place Aristide-Briand et la construction d'un parking souterrain attenant. Ce projet, qui a cristallisé les débats durant cinq années, a mobilisé des investissements considérables : environ 6 millions d'euros hors taxes pour la place et près de 15 millions pour le parking. « Un projet qui nous a tenus en haleine, attaqué avec beaucoup de mauvaise foi », résume aujourd'hui Hervé Marquès, reconnaissant que cette réalisation a suscité doutes, critiques et recours comme aucune autre.

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Des finances municipales sous pression

Le budget 2026 de la Ville de Sète, voté en décembre dernier, révèle une situation financière tendue. Si les investissements se maintiennent à hauteur de 30 millions d'euros, la commune a dû recourir à un emprunt d'équilibre de 17 millions d'euros. L'épargne nette, elle, a fondu de 11,1 millions d'euros en 2023 à une projection de seulement 1,9 million en 2026. La dette municipale s'est alourdie d'environ 25 millions sur la période, atteignant 95,5 millions prévus pour 2026, avec une capacité de désendettement estimée à 8,1 années.

Un bilan positif sur plusieurs fronts

La majorité sortante met en avant plusieurs réalisations notables : le lancement de la ZAC Est, la réhabilitation du parc Simone-Veil, le réaménagement de l'avenue Victor-Hugo et des quais, l'urbanisation de l'île de Thau, et la création d'un nouveau campus universitaire. Hervé Marquès se présente comme le continuateur des projets initiés par son prédécesseur, notamment sur la sécurité avec l'augmentation des effectifs de police municipale et le déploiement de caméras de vidéoprotection.

Il souligne également des avancées sociales comme la cantine à 1 euro, une mesure concrétisant l'engagement de baisse des tarifs pris en 2020. Sur le plan économique, il met en avant la création d'emplois et de commerces, tandis qu'au rayon environnement, il cite la plantation de 16 000 arbres et la création de 6,5 kilomètres de voies vertes depuis 2020.

Les promesses non tenues et les projets inachevés

Le bilan comporte cependant son lot de déceptions et d'engagements non concrétisés. Les commerçants et riverains attendent toujours la piétonnisation de la promenade Marty et son parking. Le projet de nouvelle gare maritime face au PEM n'a pas abouti. Malgré les engagements initiaux, la Ville n'a pas suffisamment avancé sur la rénovation énergétique des écoles, le développement des déplacements doux, ou encore son grand plan vélo.

Plusieurs promesses de 2020 restent lettre morte : le nouveau stade pour les rugbymen, une plaine sportive, une scène musicale flottante, la requalification de la place de la République, ou les grands travaux de réfection du Théâtre de la mer. L'avenir de ces projets dépendra désormais du scrutin des 15 et 22 mars prochains, qui déterminera si la majorité sortante pourra les mener à bien ou s'ils disparaîtront définitivement des priorités municipales.

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