Débat des municipales à Alès : sécurité et tribunal pour enfants au cœur des échanges
À l'approche des élections municipales des 15 et 22 mars 2026, Midi Libre a organisé une série de débats, dont un tenu ce mercredi 25 février 2026 au pôle mécanique d'Alès. Cinq candidats se sont confrontés sur quatre grands thèmes : l'urbanisme, la sécurité, l'emploi et la culture. La sécurité et la possible création d'un tribunal pour enfants ont émergé comme des enjeux majeurs, suscitant des discussions animées et des positions variées parmi les participants.
La sécurité : un sujet de préoccupation pour tous les candidats
Les candidats ont exposé leurs visions sur la sécurité, un thème qui préoccupe particulièrement les habitants d'Alès. Christophe Rivenq, maire sortant, a défendu son bilan en affirmant que "la pacification est en route". Il a souligné avoir obtenu des renforts de CRS et noté une baisse de la délinquance, avec 58 faits pour 1 000 habitants, un chiffre qu'il juge inférieur à celui de villes comme Montpellier ou Béziers. Cependant, Paul Planque a contesté cette analyse, arguant que comparer Alès à de grandes agglomérations n'a pas de sens et que la moyenne dans des villes équivalentes est d'environ 42 faits, plaçant ainsi Alès au-dessus. Il a pointé du doigt l'insécurité croissante dans les quartiers délaissés et appelé à renforcer le lien social et les services publics.
Jérôme Garcia a estimé que le problème de la délinquance dépasse le niveau municipal, évoquant le trafic de stupéfiants comme deuxième source de revenus mondiale et la nécessité de s'attaquer au blanchiment via la transparence bancaire. Basile Imbert, se revendiquant de gauche, a insisté sur une approche globale mêlant répression et prévention, avec un renforcement de la police municipale et des perspectives pour la jeunesse. Marc Infantes, ancien gendarme, a plaidé pour plus de moyens, proposant la création de brigades cynophiles, de nuit et d'intervention, et visant à augmenter les effectifs de la police municipale de 70 à 90 agents.
La création d'un tribunal pour enfants : un projet largement soutenu
La question de la création d'un tribunal pour enfants sur le ressort du tribunal judiciaire d'Alès a recueilli un accueil globalement favorable. Christophe Rivenq a assuré que les locaux sont trouvés et le personnel en cours de recrutement, avec une ouverture possible en septembre 2026. Il a rappelé l'attente de 15 ans pour ce projet, le présentant comme une confirmation de la pérennité du tribunal d'Alès. Jérôme Garcia a insisté sur l'importance de juger les enfants différemment des adultes, tandis que Basile Imbert s'est montré favorable tout en déplorant la perte d'une prison promise à Alès.
Paul Planque, bien que satisfait du projet, s'est interrogé sur le timing de l'annonce pendant la campagne, y voyant une preuve de problèmes de délinquance impliquant des mineurs. Marc Infantes s'est montré dubitatif quant à l'échéance de septembre, laissant planer un doute sur sa réalisation. Ces échanges ont mis en lumière les divergences sur la gestion de la justice des mineurs et son impact sur la sécurité locale.
Perspectives pour les élections municipales de 2026
Ce débat a révélé des priorités communes, comme la lutte contre l'insécurité et le soutien à un tribunal pour enfants, mais aussi des approches distinctes. Les candidats ont exposé des stratégies variées, allant du renforcement des forces de l'ordre à des mesures sociales et préventives. Alors que la campagne s'intensifie, les électeurs d'Alès devront peser ces propositions pour façonner l'avenir de leur ville, avec la sécurité et la justice des jeunes comme enjeux centraux des prochaines années.



