Montpellier : Rémi Gaillard conteste son élimination municipale pour défaut de propagande
Rémi Gaillard conteste son élimination à Montpellier

L'humoriste Rémi Gaillard attaque en justice son élimination au premier tour des municipales de Montpellier

Battu lors du premier tour des élections municipales à Montpellier, l'humoriste et youtubeur Rémi Gaillard a officiellement introduit, ce vendredi, un recours en annulation du scrutin devant le tribunal administratif. Il conteste fermement la sincérité du vote, arguant que la non-distribution de son programme électoral à de nombreux électeurs a gravement faussé le processus démocratique.

Une décision de la commission de propagande au cœur du litige

L'affaire trouve son origine dans une décision de la commission de propagande, prise seulement une semaine avant le premier tour. Celle-ci a refusé la distribution des documents de campagne du candidat de 51 ans, au motif d'un risque de confusion lié à l'utilisation, dans son visuel, de couleurs rappelant le drapeau national. Pourtant, le mardi précédant le scrutin, le tribunal administratif a cassé cette décision, la jugeant comme une « illégalité grave et manifeste de nature à affecter la sincérité du vote ».

Une distribution ordonnée mais non exécutée

Le tribunal avait en conséquence ordonné la distribution de la profession de foi de la liste « Yes We Clown ». La préfecture avait cependant souligné les difficultés opérationnelles majeures pour respecter ce délai extrêmement court. Sur sa page Facebook, Rémi Gaillard affirme que cette injonction judiciaire « n'a pourtant pas été exécutée », du moins pas intégralement.

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Pour étayer son recours, le candidat malheureux a rassemblé plus de 500 attestations d'électeurs provenant de l'ensemble des quartiers de Montpellier. Ces témoignages confirment la non-réception de son programme, révélant des secteurs entiers, des rues et des résidences complètement oubliés par la distribution.

Un résultat électoral et des conséquences politiques

Rémi Gaillard, qui était crédité d'environ 10% des intentions de vote dans un sondage avant l'élection, a finalement terminé à la cinquième place du premier tour avec 8,21% des suffrages. Il n'avait ensuite donné aucune consigne de vote pour le second tour. L'élection a vu la réélection facile du maire sortant Michaël Delafosse (PS) avec 50,15% des voix, devançant largement Nathalie Oziol (LFI, 26,1%) et le milliardaire Mohed Altrad (24,7%). Ce recours juridique ouvre une nouvelle page procédurale dans le scrutin montpelliérain, mettant en lumière les tensions entre les règles de la propagande électorale et leur application concrète sur le terrain.

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