Le Parti socialiste fait échouer la réforme constitutionnelle sur la Nouvelle-Calédonie
Dans un coup porté à l'exécutif, le Parti socialiste (PS) a annoncé son refus de soutenir le projet de loi constitutionnelle visant à créer un « État de la Nouvelle-Calédonie au sein de l'ensemble national ». Cette décision, révélée dans une tribune publiée mardi 17 février dans Le Monde, compromet sérieusement l'adoption du texte, qui nécessite une majorité qualifiée de 60% au Parlement.
Une opposition ferme des socialistes
Les dirigeants du PS, après de longues discussions internes, ont jugé le projet « lourd de menaces et de dangers ». Parmi les signataires de la tribune figurent :
- Olivier Faure, premier secrétaire du PS
- Boris Vallaud, député des Landes et président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale
- Arthur Delaporte, député du Calvados et porte-parole du groupe
- Patrick Kanner, sénateur du Nord et président du groupe au Sénat
- Corinne Narassiguin, sénatrice de Seine-Saint-Denis
- Rachid Temal, sénateur du Val-d'Oise
- Viviane Artigalas, sénatrice des Hautes-Pyrénées
Leur opposition est d'autant plus significative que les socialistes constituaient une force charnière sur ce dossier à l'Assemblée nationale.
Un parcours parlementaire entravé
Le projet de loi, déjà rejeté aux deux extrémités de l'Hémicycle, ne pourra pas être voté dans sa forme actuelle. Il était examiné au Sénat en commission des lois mercredi 18 février, puis devait l'être en séance mardi 24 février. L'exécutif envisageait initialement une réunion du Congrès à Versailles le 13 avril pour un vote des sénateurs et députés à la majorité des 3/5e, mais cet échéancier est désormais compromis.
La décision du PS signifie que la réforme ne recevra pas la majorité qualifiée requise, mettant un frein à ce projet constitutionnel controversé. Cette annonce intervient alors que le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, avait récemment salué le président du groupe socialiste, Boris Vallaud, à l'Assemblée nationale à Paris le 19 janvier 2026, soulignant l'unité du parti face à ce dossier complexe.



