Sale temps pour Olivier Faure. Alors que la primaire de la gauche non mélenchoniste qu'il défend depuis des mois a du plomb dans l'aile, malgré une tentative de relance mardi lors d'un meeting, voici une nouvelle tuile pour le patron du PS. Le chef des députés PS Boris Vallaud, avec qui il était en crise ouverte depuis des semaines au sujet de la stratégie présidentielle, a annoncé avec fracas, ce vendredi soir, quitter la direction du parti. Voilà Olivier Faure sans majorité et plus isolé que jamais.
Une rupture annoncée
La menace couvait. « Je n'aurai pas ma place dans une direction qui choisit l'enlisement », alertait Boris Vallaud dès le 31 mars dans les colonnes du Parisien. Elle a été mise à exécution sous la forme d'un courrier du mandataire de son courant, le sénateur Alexandre Ouizille, adressé à Olivier Faure. Dans ce document, Vallaud acte son divorce avec le Premier secrétaire, lui reprochant notamment une gouvernance solitaire et brutale. « Le plus souvent, désormais, tu décides seul », écrit-il, dénonçant un fonctionnement qui marginalise les autres courants du parti.
Des conséquences immédiates
Ce départ laisse Olivier Faure affaibli. Sans le soutien du groupe des députés, il perd une partie de sa légitimité et de sa capacité à peser dans les négociations internes. La primaire de la gauche, déjà fragilisée, pourrait en pâtir davantage. Les proches de Faure tentent de minimiser l'impact, mais l'isolement du Premier secrétaire est désormais palpable. La direction du PS devra rapidement trouver une issue pour éviter une crise plus profonde.



