L'opacité financière du palace municipal de Biarritz
À Biarritz, les finances de l'Hôtel du Palais, le palace municipal, occupent le débat public. Malgré les discussions animées, une certaine opacité, pour ne pas dire une opacité certaine, persiste autour des chiffres. Hyatt, la chaîne hôtelière qui gère l'établissement, a publié un communiqué très positif, mais sans fournir de données précises. La chaîne évoque simplement « une croissance à deux chiffres », sans préciser s'il s'agit de +10% ou +99%, ni quel est le point de départ : 0, 60 ou 10 millions d'euros.
Le mystère des chiffres 2025
Ce dernier chiffre, lancé lors du débat par Maider Arosteguy – qui préside la société gestionnaire de l'hôtel (la Socomix) – est entouré de mystère et d'incompréhension. La situation est d'autant plus confuse que le conseil d'administration de la Socomix, qui se tient habituellement en janvier, n'a pas eu lieu cette année. Les chiffres pour 2025 ne sont donc pas diffusés, laissant planer le doute sur la santé financière de l'établissement.
Les seules certitudes concernent les résultats d'Hyatt, qui permettent de payer sa redevance à la ville, en moyenne 1,1 million d'euros par an pour les trois dernières années. Pour la Ville de Biarritz, cependant, la dette de 45 millions d'euros à renégocier l'an prochain reste une épée de Damoclès, pesant sur les finances municipales.
L'héritage de Poupou Oyamburu dans la vie politique
Poupou Oyamburu, de son vrai nom Philippe Doyhambure, disparu à 101 ans en 2023, a marqué la ville de Biarritz par son travail de chorégraphe, danseur et militant de la culture basque. Son héritage semble se perpétuer dans la vie publique, car trois de ses petits-enfants figurent sur les équipes en lice pour les élections municipales.
Lucia Barahona et Unaï Hourcade roulent pour Biarritz Berri, tandis que le frère de ce dernier, Iban Hourcade, est en lice avec Maider Arosteguy. Et ce n'est peut-être pas terminé : la famille de Poupou est assez nombreuse, avec quatre filles et neuf petits-enfants. De plus, quatre listes n'ont pas encore été dévoilées, laissant présager d'autres surprises.
Les débats toponymiques et autres controverses locales
Dans la présentation des listes électorales, le quartier de la gare de Biarritz est au cœur d'un débat toponymique. Pour la liste de gauche menée par Ana Ezcurra, il porte le nom d'Harausta, un toponyme basque. Chez Maider Arosteguy, on continue d'utiliser « La Négresse » pour parler de ce secteur. Rappelons que la justice a interdit à la Ville l'utilisation de ce nom jugé discriminatoire, au grand dam de la maire, qui a demandé aux Biarrots de choisir un nouveau nom. Ils ont voté pour la rue de l'Allégresse, mais cette appellation peine visiblement à s'imposer dans le débat public.
Les enjeux municipaux à Guéthary et Saint-Jean-de-Luz
À Guéthary, Marie-Jeanne Sohier, candidate et ancienne DRH de clinique retraitée, défend son projet avec conviction. Elle prône un audit des finances, veut remettre l'avenir de l'Eskualduna entre les mains d'un opérateur privé et que cesse la supposée « ostracisation des résidences secondaires ». Elle exprime aussi une requête personnelle : « Je n'ai pas joué au golf depuis trois semaines ! », souhaitant qu'il arrête de pleuvoir, même si cela n'entre pas dans les compétences municipales.
Un autre candidat à Guéthary, Jean-Marie Tran-Van, regrette que le projet de pôle de santé n'ait pas pu se conclure il y a quelques années, évoquant une « sombre histoire de perspective de plus-value à la revente ». Il compare la situation à son expérience en Pologne, déclarant : « On n'est plus sous Staline ! ». Cédric Curutchet, candidat de la majorité sortante, rectifie en expliquant que la commune est intervenue avec l'EPFL pour préempter le terrain, après que le vendeur l'a cédé à un promoteur plutôt qu'aux professionnels de santé.
À Saint-Jean-de-Luz, les tensions montent entre candidats de centre droit. Après les accusations de plagiat par l'entourage de Manuel de Lara la semaine dernière, c'est celui de Jean-François Irigoyen qui réagit cette semaine. Ils ont repéré sur une photo du manifeste d'associations en colère un membre de la liste concurrente, Jacques Sellin, grognant à la manipulation politique. Manuel de Lara dément, affirmant que l'intéressé est un bénévole de longue date du centre Sagardian.



