Nouvelle-Calédonie : accord de gouvernance entre non-indépendantistes et Éveil Océanien
Nouvelle-Calédonie : accord de gouvernance entre non-indép. et Éveil Océanien

Les formations politiques non-indépendantistes et le parti Éveil Océanien ont présenté, vendredi 10 juillet, un accord de gouvernance pour la Nouvelle-Calédonie. Cet accord intervient après des mois de tensions et de blocages institutionnels consécutifs aux trois référendums d'autodétermination.

Un accord pour sortir de l'impasse

L'accord a été signé par Sonia Backès, présidente de la formation loyaliste Les Républicains calédoniens, et par Milakulo Tukumuli, chef du parti Éveil Océanien, qui représente la communauté wallisienne et futunienne. Il prévoit une répartition des responsabilités au sein du gouvernement local et un engagement à relancer les discussions sur l'avenir institutionnel du territoire.

Selon les termes de l'accord, les non-indépendantistes obtiendraient la présidence du gouvernement collégial, tandis que l'Éveil Océanien se verrait confier des portefeuilles clés, notamment l'économie et la santé. Les deux parties s'engagent à œuvrer ensemble pour la stabilité et le développement économique de la Nouvelle-Calédonie.

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Réactions et implications

"C'est un pas important pour apaiser les tensions et permettre à la Nouvelle-Calédonie de se concentrer sur les défis économiques et sociaux", a déclaré Sonia Backès lors de la conférence de presse. Milakulo Tukumuli a ajouté : "Cet accord montre que nous pouvons dépasser nos différences pour le bien commun."

L'accord a été salué par le gouvernement français, qui a appelé à une large adhésion des forces politiques. Il intervient alors que le dialogue avec les indépendantistes reste difficile, ces derniers n'ayant pas participé aux négociations.

Un contexte de crise

La Nouvelle-Calédonie traverse une période de turbulences politiques depuis le troisième référendum sur l'indépendance en 2021, boycotté par les indépendantistes. Les tensions ont exacerbé les divisions communautaires et paralysé les institutions. L'accord vise à rétablir un fonctionnement normal du gouvernement et à préparer le terrain pour un nouveau cycle de discussions.

Les indépendantistes ont réagi avec prudence, estimant que l'accord ne règle pas les questions de fond. "Nous prenons acte, mais le véritable enjeu reste le partage du pouvoir et la reconnaissance de la souveraineté kanak", a indiqué un porte-parole du Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS).

Prochaines étapes

L'accord doit encore être validé par les instances des partis signataires et soumis au vote du Congrès de la Nouvelle-Calédonie. Si adopté, il permettrait la formation d'un nouveau gouvernement dans les semaines à venir. Les discussions avec les indépendantistes devraient reprendre à l'automne sous l'égide de l'État français.

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