Le nouveau maire de Mont-de-Marsan dévoile ses priorités après sa victoire historique
Nouveau maire de Mont-de-Marsan : premières déclarations

Le nouveau maire de Mont-de-Marsan dévoile ses priorités après sa victoire historique

Les yeux marqués par une campagne électorale particulièrement intense, le lendemain de sa victoire qui a ramené Mont-de-Marsan à la gauche, le futur maire évoque avec émotion ce qui l'attend dès cette semaine. Son élection acquise, il partage ses premières réflexions et ses projets pour la ville.

Une victoire empreinte d'émotion familiale

"J'ai pensé à mes parents", confie-t-il, la voix chargée d'émotion. "Je suis fils unique. J'ai eu une enfance très choyée. Ma compagne était là, les enfants également et mes amis aussi." Cette victoire représente bien plus qu'un succès politique personnel, c'est l'aboutissement d'un parcours et le soutien d'un entourage précieux.

L'équilibre entre mandat municipal et profession d'avocat

Officiellement élu maire ce vendredi, il devra concilier ses nouvelles responsabilités avec sa carrière d'avocat. "Je la mets entre parenthèses", annonce-t-il. "Mes équipes m'ont demandé d'avoir toujours un œil sur le cabinet. J'y serai une demi-journée par semaine, pour mes collaborateurs et pour mes clients." Le cabinet continuera de fonctionner grâce à une équipe stable présente depuis plus de dix ans à ses côtés.

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Les premiers contacts après l'élection

La première personne qu'il a contactée après sa victoire est son adversaire, Charles Dayot. "C'était un coup de fil courtois", précise-t-il. "J'ai pu comprendre sa déception. On s'est combattu de manière assez virulente, mais je sais aussi ce que peut être le désarroi." Il a également échangé avec Geneviève Darrieussecq et reçu un SMS de félicitations de M. Lerègle.

Une campagne électorale stressante

Pour décrire cette campagne, un mot lui vient immédiatement à l'esprit : "Stressante". "Je n'ai pas aimé son ambiance. Je ne la voyais pas comme ça. Franchement, je n'ai pas aimé les attaques personnelles qui ne riment à rien." Il déplore particulièrement le climat de l'entre-deux-tours et les querelles politiques qui ont marqué cette période.

La division de la droite entre Charles Dayot et Geneviève Darrieussecq a certainement joué en sa faveur, mais il tient à préciser : "Si l'équipe qu'on avait constituée n'avait pas plu, les gens ne seraient pas venus vers nous uniquement par dépit. Il y avait aussi clairement une volonté de changement."

Un mode de gouvernance collaboratif

Le nouveau maire insiste sur son approche collaborative : "Je suis une personne qui aime travailler en équipe et qui aime déléguer". Il compte s'appuyer sur les membres de sa liste qui ont montré un "très gros investissement" pendant la campagne. Concernant son cabinet, il précise : "On est en train. J'ai quelques noms, évidemment, mais je n'ai pas voulu le faire avant."

Il abordera également la question du directeur général des services avec pragmatisme : "Il n'y aura pas de décision prise dans l'urgence. On ne changera pas tout d'un claquement de doigts."

Les priorités du nouveau mandat

Trois axes majeurs guideront son action :

  1. L'école comme priorité absolue du mandat
  2. L'amélioration de la vie quotidienne des Montoises et des Montois
  3. La revitalisation du centre-ville

"On ira faire un inventaire des points critiques dans les quartiers, pour reprendre les choses en main", promet-il, tout en reconnaissant : "On ne pourra pas tout faire d'un coup, je n'ai pas de baguette magique financière."

Transparence financière et audit

Une de ses premières décisions sera de demander un audit financier de la collectivité. "J'ai l'impression qu'il n'y a pas eu une transparence très importante au niveau des informations qui nous ont été divulguées", explique-t-il. Cet audit lui permettra de connaître exactement la situation financière de la ville.

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L'Agglomération et la collaboration politique

Le nouveau maire se déclare candidat à la présidence de l'Agglomération, mais avec une approche différente : "Contrairement à ce qui s'est passé sous la dernière mandature, l'Agglo ne doit pas être un théâtre des ambitions politiques. Il faut dépasser les étiquettes."

Il souhaite rencontrer individuellement et collectivement tous les maires de l'agglomération pour établir un "travail collectif" basé sur les priorités de chacun.

Accessibilité et dialogue avec les citoyens

Inspiré par l'ancien maire Philippe Labeyrie, il promet d'être un maire accessible : "Je veux revenir dans les quartiers, c'est ce qu'il faisait. Il faut, au moins tous les six mois, que les habitants puissent rencontrer leur maire."

Quant à ses relations avec l'opposition, il assure : "Ils auront les informations. Il y aura un débat en Conseil municipal. Le débat ne m'a jamais fait peur."

Les dossiers urgents : musée et Nouvelles Galeries

Deux dossiers importants attendent le nouveau maire : le musée et les Nouvelles Galeries. Sa méthode : "S'asseoir autour d'une table et rencontrer les différents acteurs."

Concernant le projet évoqué par Geneviève Darrieussecq d'un axe de travail avec le Musée Rodin, il lance : "Je lui dis même 'Banco'. Aidez-nous, vous êtes la députée de la circonscription." Tout en espérant que "ça n'était pas qu'un effet d'annonce dans le cadre d'une campagne électorale".

Le nouveau maire conclut sur une note d'ouverture : "En ce qui me concerne, tous ceux qui voudront œuvrer pour le bien de notre territoire seront les bienvenus." Une déclaration qui résume sa volonté de rassembler au-delà des clivages politiques pour le développement de Mont-de-Marsan.