Nîmes : les étaliers des halles interpellent les candidats aux municipales 2026
Nîmes : les étaliers des halles face aux municipales 2026

Les halles de Nîmes au cœur des débats des municipales 2026

Ce mardi 10 mars, à 15h30, à la Maison des entreprises de Nîmes, les étaliers et le personnel des halles historiques de la ville interrogeront les cinq candidats aux élections municipales de 2026. Cette rencontre cruciale vise à obtenir des engagements clairs sur l'avenir du site, alors que des travaux de rénovation sont envisagés et que le renouvellement des baux approche.

Des questions précises pour un avenir incertain

Les représentants des commerçants, s'exprimant anonymement au nom de leur collectif, ont préparé une série de questions ciblées envoyées aux candidats une semaine à l'avance. « Nous voulons un engagement fort avec une visibilité pour notre avenir, lié aux travaux et au renouvellement de nos baux dans de bonnes conditions », expliquent-ils. La préoccupation majeure concerne la pérennité des entreprises : certains étaliers souhaitent investir ou partir à la retraite, mais manquent de certitudes sur la valeur de leur fonds de commerce.

Les candidats ont déjà été reçus il y a au moins un mois, et plusieurs propositions ont émergé. « Les candidats veulent que les halles restent municipales, les murs aussi. Certains proposent de nous laisser les rênes pour diriger les halles », rapportent les étaliers. Cependant, leur mobilisation se concentre sur des aspects pratiques : un outil de travail aux normes modernes, sans « gros travaux » disruptifs, et surtout, le refus catégorique de quitter le site.

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La menace des travaux et de la loi Sapin 2

Le projet de rénovation divise les candidats : certains prônent des mises aux normes, tandis que d'autres envisagent une réfection totale incluant l'extérieur. Les étaliers soulignent que les halles fonctionnent bien actuellement, avec une fréquentation satisfaisante, et que la ville aurait d'autres priorités. « Il faut conserver les gens qui cultivent l'âme des halles. C'est un débat sociétal », insistent-ils.

Un architecte a déjà été choisi, avec la participation d'étaliers au jury, mais arrêter le processus maintenant coûterait 200 000 € aux Nîmois. Le budget total des travaux est estimé à 13 millions d'euros, dont 5 millions pour le déplacement temporaire des commerçants. « Si on ferme pendant un an, comme c'est prévu, la dynamique risque d'être cassée, avec des répercussions négatives pour les commerces alentour et le centre-ville », alertent-ils. Ils proposent des travaux par phases pour rester sur site, évitant ainsi la « folie furieuse » de louer containers et camions frigorifiques.

Une crainte majeure réside dans l'application de la loi Sapin 2, qui impose une mise en concurrence lors du renouvellement des baux prévu au 31 décembre 2029. « On n'a aucune assurance de revenir au même stand si un autre candidat est mieux disant. C'est pour ça qu'on veut être fixé bien avant 2029 », expliquent les étaliers.

Défendre l'âme populaire des halles

Au-delà des aspects techniques, les étaliers militent pour préserver l'identité des lieux. « Nous voulons que les halles restent populaires, municipales et alimentaires, avec des étaliers plus autonomes », affirment-ils. Ils rejettent toute transformation en espace pour « bobos », s'inspirant plutôt de modèles comme Narbonne ou Sète. « Nos halles ont une âme, ça compte dans une ville », concluent-ils, rappelant l'importance de ces marchés dans le tissu urbain et social nîmois.

Cette rencontre du 10 mars représente donc un moment décisif pour l'avenir des halles de Nîmes, où les étaliers espèrent obtenir des garanties concrètes des futurs élus, afin de préserver un lieu à la fois économique et symbolique pour la cité gardoise.

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