Municipales 2026 à Nîmes : Jean-Marc Philibert jette l'éponge mais annonce la création d'une association citoyenne
Nîmes 2026 : Philibert abandonne mais crée une association citoyenne

Municipales 2026 à Nîmes : l'aventure citoyenne de Jean-Marc Philibert s'achève, mais pas son engagement

Jean-Marc Philibert, candidat issu de la société civile aux élections municipales de Nîmes en 2026, a officiellement annoncé son retrait de la course électorale ce lundi 23 février. Malgré cet échec à constituer une liste complète dans les délais impartis, le candidat se déclare "serein" et affirme que "la guerre de la citoyenneté s'installe en France".

Les difficultés de constitution d'une liste citoyenne

Ces dernières semaines, Jean-Marc Philibert a rencontré d'importantes difficultés pour trouver des colistiers acceptant de figurer aux premières places de sa liste. "Je ne voulais pas faire une liste familiale ou de copinage", explique-t-il, soulignant sa volonté de promouvoir l'émergence d'une véritable citoyenneté avec des responsables associatifs issus de tous les milieux.

Le candidat a cependant buté sur une réalité concrète : "Certains avaient peur que leur association perde des moyens financiers s'ils s'engageaient politiquement". Cette crainte, combinée aux sondages défavorables (2% d'intentions de vote selon Midi Libre le 17 février), a rendu la tâche particulièrement ardue.

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La différence entre engagement citoyen et partisan

Jean-Marc Philibert, qui avait précédemment milité au Parti animaliste, constate une différence fondamentale entre les deux expériences : "Là, il y avait un fil conducteur unique : la protection animale. Ici, nous avions une multitude de sujets : citoyenneté, sécurité, éducation...".

Cette diversité thématique a parfois été source de confusion, certains interlocuteurs lui reprochant de "faire de la politique comme les autres". Une accusation qu'il réfute en affirmant : "Oui, nous faisons de la politique, mais nous ne sommes pas partisans".

Vers une structuration en association

Malgré cet échec électoral, Jean-Marc Philibert ne nourrit aucun regret. Il souligne au contraire que cette campagne a permis de se tourner vers les citoyens comme jamais auparavant, un mouvement qu'il attribue en partie à l'héritage des "gilets jaunes".

Pour l'avenir, le candidat de "Vivons Nîmes" annonce une nouvelle étape : "Nous allons nous structurer en association. Nous serons présents sur l'échiquier politique, désormais comme citoyens, pour veiller à ce que la parole donnée soit tenue par celui qui sera élu".

Il précise qu'il ne donnera aucune consigne de vote, mais qu'à titre personnel, il choisira le candidat qui représente le mieux la citoyenneté. Une position qui reflète sa conviction profonde : "On a perdu une bataille, mais la guerre de la citoyenneté est en train de s'installer en France".

Un mouvement qui dépasse Nîmes

Jean-Marc Philibert voit dans son expérience nîmoise le reflet d'un mouvement plus large. Il rappelle que plus de 1 200 listes citoyennes se présenteront aux municipales 2026 dans des villes de toutes tailles à travers la France.

Pour conclure, il cite Charles de Gaulle : "La France n'était ni de droite, ni de gauche. Elle est pour tous", une phrase qui résume selon lui l'esprit de cet engagement citoyen qui, malgré les obstacles, continue de se développer dans le paysage politique français.

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