Nîmes 2026 : La liste Bouget dévoile son programme sécurité pour rompre avec 25 ans d'échec
Nîmes 2026 : Le programme sécurité de Bouget contre l'insécurité

Nîmes 2026 : La gauche unie détaille sa stratégie pour combattre l'insécurité

Réunie ce lundi 2 mars au local des cheminots CGT, la liste Nîmes en commun, menée par Vincent Bouget, a présenté son programme sécurité en présence du journaliste Philippe Pujol, spécialiste des quartiers nord de Marseille. L'objectif affiché est de rompre avec ce que le candidat qualifie de "25 ans de gestion inefficace" et de retisser le lien social dans les quartiers nîmois.

"La violence est le symptôme d'une société qui va mal"

Vincent Bouget, candidat de la gauche unie (hors LFI), a martelé que "la question de la sécurité est essentielle". Pour lui, la violence urbaine est avant tout "le symptôme d'une société qui va mal". Aux côtés d'Amal Couvreur et Nicolas Nadal, il défend une approche fondée sur deux piliers indissociables : la prévention et la répression.

La liste dénonce l'abandon des services publics qui aurait laissé champ libre aux "trafiquants, marchands de sommeil et receleurs". Le programme prévoit ainsi un soutien accru à la petite enfance, un tutorat renforcé, l'accès facilité au sport et à la culture, ainsi que des séjours de vacances pour 1 000 enfants chaque année. La gratuité des transports pour les moins de 25 ans et la création d'un Campus des Solidarités, espace de collaboration entre acteurs associatifs, complètent ce volet social.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram
"Quand on s'occupe des enfants, ça marche", insiste Vincent Bouget, qui appelle à "réunir la ville" et redonner espoir à la jeunesse pour éviter "l'engrenage terrible".

Une police de concertation inspirée du modèle canadien

Inspirée du modèle canadien, la police de concertation vise à recréer un lien de confiance avec les habitants. Ce dispositif comprendrait des patrouilles à pied, une formation spécifique des agents aux situations sociales complexes (santé mentale, difficultés sociales, pertes de repères), ainsi qu'un travail étroit avec médiateurs et partenaires sociaux.

Les équipes de médiation, déjà actives dans les quartiers prioritaires, verraient leurs effectifs renforcés. "La prévention est notre cheval de bataille", affirme Amal Couvreur, soulignant l'importance d'une approche proactive plutôt que purement répressive.

Des moyens renforcés et une fermeté assumée

La liste réclame à l'État des effectifs supplémentaires de police nationale et de justice, "au moins équivalents à ceux d'Avignon", ainsi qu'au moins deux procureurs et un juge d'instruction supplémentaires. Localement, le programme prévoit :

  • Des postes mobiles de proximité
  • Des bornes d'appel d'urgence
  • L'application stricte des fermetures d'établissements de nuit
  • La réouverture d'un commissariat de plein exercice à Pissevin

Ce dernier point est particulièrement symbolique puisque le commissariat de Pissevin avait été incendié en août 2024, seulement cinq jours avant son inauguration prévue.

Vincent Bouget pointe un paradoxe : "On a une des polices municipales les plus fournies de France et pourtant, l'insécurité demeure". Pour lui, "les coups de menton ne suffisent pas" : il faut "de l'intelligence et de l'évaluation" pour que "chacun et chacune se sente en sécurité, partout, à toute heure".

La rencontre s'est déroulée en présence de Philippe Pujol, journaliste et écrivain connu pour ses enquêtes sur les quartiers nord de Marseille, qui a notamment abordé les problèmes de narcotrafic dans la cité phocéenne avant de laisser la parole à Nicolas Nadal sur le volet sécurité du programme nîmois.

"L'insécurité n'est pas une fatalité, et notre devoir est d'agir avec clarté, courage et volontarisme", conclut Vincent Bouget, résumant l'esprit de son programme pour les élections municipales de 2026 à Nîmes.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale