Nice : Ciotti et Estrosi s'affrontent dans une bataille municipale acharnée
Nice : Ciotti et Estrosi s'affrontent pour la mairie

Nice : une bataille municipale entre anciens alliés

La place du Palais-de-Justice, à Nice, résonne des échos d'une campagne électorale tendue. Ce lundi 23 février, Eric Ciotti, candidat de l'Union des droites pour la République (UDR) et du Rassemblement national (RN) à la mairie, savoure son café serré tandis que des passants lui expriment leur soutien. « Il faut le battre ! » lance une femme en famille, visant clairement son adversaire, Christian Estrosi, le maire sortant d'Horizons et ancien mentor de Ciotti.

Un défilé de soutiens pour Ciotti

Assis à une terrasse, Eric Ciotti est au cœur d'un véritable défilé de sympathisants. Un homme aux cheveux blancs exhibe fièrement sa carte de membre de l'UDR, une dame élégante se plaint des trottoirs de plus en plus sales dans son quartier, et une serveuse lui assure son soutien avec effusion. « On est avec vous, on vote pour vous », entend-il à plusieurs reprises. Le candidat jubile, confiant après avoir pris connaissance d'un sondage le plaçant à plus de 15 points devant Christian Estrosi au premier tour, et largement vainqueur au second. « Estrosi est en bout de course, il a du mal à embrayer », affirme-t-il, souriant.

Estrosi contre-attaque depuis la mairie

Dans son vaste bureau de l'hôtel de ville, Christian Estrosi répond avec une assurance tout aussi ferme. « Il va chuter, ça va être le précipice », rétorque-t-il, réfutant les prédictions de son adversaire. Le maire sortant assure qu'il sera devant au second tour et se dit « très confiant » sur l'issue du scrutin. Cette confrontation oppose deux figures politiques qui furent autrefois proches, ajoutant une dimension personnelle à cette bataille municipale.

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Des sondages contradictoires et une incertitude persistante

Les déclarations des deux candidats reflètent des interprétations divergentes des sondages et de la dynamique de campagne. Alors que Ciotti s'appuie sur des données le donnant favori, Estrosi mise sur son bilan et sa connaissance du terrain pour inverser la tendance. Cette divergence crée une atmosphère d'incertitude, où chacun campe sur ses positions, convaincu de sa victoire. La suite de la campagne promet d'être intense, avec des enjeux locaux comme la propreté des rues et la gestion urbaine au cœur des débats.

La rivalité entre Eric Ciotti et Christian Estrosi symbolise les recompositions politiques à l'œuvre à Nice, où alliances et amitiés passées sont mises à l'épreuve par les urnes. Les électeurs devront trancher entre deux visions pour l'avenir de la ville, dans un contexte où la confiance affichée par les candidats contraste avec les incertitudes des sondages.

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