Débat des municipales à Nîmes : six candidats s'affrontent sans concession
Municipales Nîmes : débat tendu entre les six candidats

Un débat électoral intense à Nîmes

Ce mardi soir, dans le cadre des élections municipales de mars 2026, Midi Libre et le Cercle Mozart ont organisé un grand débat public au sein de l'IFMS à Nîmes. Devant une salle comble de 380 personnes, les six candidats en lice pour la mairie ont présenté leurs visions pour l'avenir de la ville et de son agglomération, dans un climat de vive confrontation.

Les candidats face à face

Les six prétendants au fauteuil de maire, laissé vacant après quatre mandats de Jean-Paul Fournier, étaient tous présents : Vincent Bouget (gauche), Pascal Dupretz (LFI), Jean-Marc Philibert (sans étiquette), Julien Plantier (DVD), Franck Proust (LR) et Julien Sanchez (RN). Chacun a répondu aux questions des journalistes sur cinq thématiques majeures, dans le seul débat médiatisé en direct avec l'ensemble des candidats.

Un sondage qui change la donne

La publication matinale d'un sondage Midi Libre-Ifop a considérablement influencé la dynamique des échanges. Vincent Bouget, crédité d'une confortable avance au premier tour selon cette enquête, est devenu la cible privilégiée des attaques, alors qu'elles se concentraient auparavant sur Franck Proust. Le professeur d'Histoire a su garder son calme face aux assauts, répondant par l'ironie aux critiques sur sa gestion budgétaire au Département.

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Échanges tendus et attaques croisées

Les frères ennemis de l'ancienne majorité de droite, Julien Plantier et Franck Proust, n'ont pas manqué de s'affronter. Alors que le premier tentait de prendre ses distances avec le bilan des sortants, le second l'a revendiqué avec force : "Moi, ce bilan, je l'assume complètement". De son côté, Julien Sanchez (RN) a multiplié les références à son expérience de maire de Beaucaire, suscitant des réactions amusées de ses adversaires.

Des divergences profondes sur les politiques publiques

Sur le chapitre de la fracture sociale et de l'éducation, Pascal Dupretz (LFI) a vivement critiqué la droite, le centre et le PS pour leur vote en faveur de la réduction des postes d'enseignants. Sa proposition de désarmer la police municipale lui a valu les foudres du candidat RN. Seul Jean-Marc Philibert, candidat de la société civile, est resté en retrait des polémiques, épargnant et étant épargné par ses concurrents.

Un public attentif mais partisan

Malgré la vivacité des échanges, le débat n'a pas débordé et le public est resté globalement sage. Les supporters de chaque camp se sont contentés d'applaudir leur champion respectif, créant une atmosphère électrique mais contrôlée dans l'amphithéâtre de l'IFMS, situé au cœur du CHU nîmois.

À moins d'un mois du scrutin, ce débat a confirmé les lignes de fracture qui traversent la campagne municipale nîmoise. Les électeurs devront désormais trancher entre des visions profondément divergentes pour l'avenir de leur ville, dans un contexte où la bataille pour la succession de Jean-Paul Fournier s'annonce particulièrement serrée et animée.

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