Municipales 2026 à Villeneuve-lès-Maguelone : un fauteuil de maire pour deux candidats
Une gouvernance en duo, un bureau des maires et des indemnités partagées : c'est le projet audacieux que défendent Olivier Nogues et Virginie Martos-Ferrara, arrivés en tête au premier tour des élections municipales à Villeneuve-lès-Maguelone. La liste "J'aime VLM ensemble au quotidien" a obtenu 40,68 % des voix, portant ce binôme vers une possible victoire historique.
Un projet de gouvernance partagée inédit
Bien que la loi n'autorise qu'un seul premier magistrat par commune, le duo compte officialiser cette gouvernance à deux s'ils sont élus. "Nous irons voir la préfète pour l'officialiser", explique Virginie Martos-Ferrara, soulignant leur volonté de créer un précédent. Après six ans d'opposition commune, ils mettent en avant leur complémentarité et défendent une approche fondée sur la confiance, la parité et la proximité avec les habitants.
Un bureau des maires pour mieux gouverner
Leur projet phare : exercer "dans un bureau des maires", convaincus que le dialogue et même les désaccords permettent de faire avancer les dossiers plus efficacement. "Cela crée un équilibre et des contre-pouvoirs", affirment-ils, insistant sur les avantages d'une décision à deux têtes. Cette approche collaborative vise à renforcer la transparence et l'efficacité de l'action municipale.
Des sacrifices personnels et une stratégie politique
Le duo prévoit de partager leurs indemnités et de mettre entre parenthèses leurs carrières actuelles. "Notre train de vie sera moins confortable, tant pis", déclarent-ils, montrant leur engagement total. Dans l'arène politique des municipales, être deux permet aussi de mieux encaisser "les coups bas", comme en témoignent les premières salves de l'équipe sortante sur les réseaux sociaux au lendemain du premier tour.
Une vision pour l'avenir de la commune
Olivier Nogues et Virginie Martos-Ferrara estiment qu'à deux, on gouverne "mieux". Leur liste, centrée sur le quotidien des Villeneuvois, promet une administration plus réactive et inclusive. Ce modèle de gouvernance partagée, s'il se concrétise, pourrait inspirer d'autres communes françaises et marquer un tournant dans la pratique du pouvoir local.



