Débat des municipales 2026 à Nîmes : les candidats rivalisent d'idées pour booster l'attractivité économique
Municipales 2026 à Nîmes : stratégies pour l'attractivité économique

Débat des municipales 2026 à Nîmes : une bataille d'idées pour relancer l'économie locale

À l'approche des élections municipales des 15 et 22 mars 2026, Midi Libre a lancé sa grande tournée des débats. Ce mardi 17 février, le journal était à Nîmes, à l'IFMS, en partenariat avec le Cercle Mozart. Les six candidats ont échangé sur cinq thèmes cruciaux, dont l'attractivité économique, un enjeu central pour l'avenir de la ville et de son agglomération.

Des propositions variées pour soutenir les entreprises

Julien Plantier (DVD) a martelé : "Le seul pourvoyeur d'emploi, ce sont les entreprises, le rôle du maire est de les accompagner et de les faire venir." Il propose de développer un écosystème axé sur la ressource en eau, avec des formations et des emplois associés. Pascal Dupretz (LFI) a insisté sur l'importance des petites entreprises, soulignant que 1 500 faillites par an ne sont pas supportables et qu'elles constituent le tissu social de la ville.

Jean-Marc Philibert (SE) a imaginé des projets ambitieux comme déconstruire des TGV à Magna Porta, une zone d'activités moribonde, ou relancer l'économie de la toile Denim. Vincent Bouget (gauche) a pointé du doigt le sentiment d'isolement des entreprises, proposant une agence de développement économique pour améliorer la communication et l'efficacité, ainsi que la relance de l'économie sociale et solidaire, qui représente 14 % de l'emploi privé.

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Une approche transversale et sécuritaire

Franck Proust (LR) a mis en avant la transversalité de l'attractivité, expliquant qu'un chef d'entreprise a des besoins multiples en main-d'œuvre, logement, culture et sport. Il envisage de créer un pôle sur l'attractivité avec des compétences mêlées et imagine une filière de l'armement sur la zone aéroportuaire, bénéficiant du foncier disponible.

Julien Sanchez (RN) a adopté un angle différent, affirmant que "la sécurité, c'est la base. Personne n'investit sinon." Il a également abordé d'autres volets économiques, comme le tourisme d'affaires avec H2, proposé par M. Plantier, ou un musée de la garrigue suggéré par M. Philibert.

Des solutions concrètes pour les zones en difficulté

Les candidats ont également discuté de la revitalisation de Magna Porta, une zone d'activités qui peine à décoller. M. Proust a noté que 2 140 emplois sont prévus et que des avancées sont en cours. M. Bouget a proposé la rénovation des halles en société coopérative, tandis que M. Sanchez a évoqué des préemptions pour protéger le commerce de centre-ville contre les commerces nuisibles.

Ce débat a mis en lumière la diversité des approches pour rendre Nîmes plus attractive économiquement, allant de l'innovation sectorielle à l'amélioration des infrastructures et de la sécurité. Les électeurs auront ainsi un panel d'options à considérer pour façonner l'avenir économique de leur ville.

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