Municipales 2026 à Montpellier : un comparatif des propositions de sécurité des quatorze candidats
Dans le cadre de la campagne électorale pour les élections municipales de 2026 à Montpellier, la rédaction de Midi Libre a analysé les programmes des quatorze candidats engagés au premier tour. Cet article présente un comparatif thématique détaillé de leurs principales propositions en matière de sécurité, basé sur les programmes officiels et les prises de parole publiques. Les candidats sont classés par ordre alphabétique pour une lecture claire et objective.
Les mesures concrètes pour renforcer la sécurité
Plusieurs candidats proposent des actions similaires pour améliorer la sécurité à Montpellier. Mohed Altrad prévoit de doubler les effectifs de police municipale, de déployer la vidéoprotection sur les points sensibles, d'instaurer un couvre-feu à 22 heures pour les mineurs de moins de 16 ans et d'installer des caméras dans les halls d'immeubles du parc social. Michaël Delafosse mise sur le recrutement de 100 policiers municipaux et 30 médiateurs, le doublement des caméras, la mise en place d'un numéro et de bornes d'appel d'urgence, ainsi que l'installation de radars sonores pour lutter contre le bruit.
Rémi Gaillard propose également le recrutement de 100 policiers municipaux, l'installation de bornes d'alerte et d'un éclairage public intelligent qui s'adapte en cas de passage, ainsi que le déploiement de médiateurs de nuit pour assurer une présence humaine. France Jamet souhaite doubler les effectifs de la police municipale et le nombre de caméras de vidéosurveillance, tout en modernisant le matériel et en apportant un soutien moral aux forces de l'ordre.
Des approches alternatives et critiques
Certains candidats adoptent des positions plus nuancées ou critiques envers les mesures traditionnelles de sécurité. Morgane Lachiver met l'accent sur la lutte contre l'insécurité sociale, soulignant que la délinquance se nourrit de la misère, et estime que les policiers et les caméras ne suffiront pas à résoudre le problème. Max Muller propose des mesures radicales comme le désarmement de la police municipale, la dissolution de la police des transports et de la "brigade du logement", avec une priorité donnée à la protection de l'enfance et aux services sociaux, ainsi que l'abrogation de la "charte de la laïcité".
Nathalie Oziol prône une police municipale axée sur la médiation et la tranquillité, en mettant fin à la vidéoverbalisation, à l'armement létal des policiers municipaux et au déploiement de la vidéosurveillance, tout en agissant sur la prise en charge des victimes et la prévention. Sylvie Trousselier appelle à un cessez-le-feu immédiat contre l'économie de guerre, sans préciser de mesures concrètes.
Renforcement des effectifs et des infrastructures
D'autres candidats se concentrent sur le renforcement des moyens humains et techniques. Isabelle Perrein prévoit de doubler les effectifs de la police municipale et de moderniser leur équipement, de renforcer les caméras, et d'instaurer un couvre-feu pour les mineurs en zone sensible. Jean-Louis Roumégas propose une augmentation du nombre de policiers (+100) et de médiateurs de proximité (+100), une police municipale opérationnelle 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, et le déploiement de 7 antennes de police dans les quartiers.
Philippe Saurel souhaite abandonner le projet d'hôtel des sécurités, recruter entre 100 et 200 policiers municipaux avec l'ambition d'une action continue, et réviser le circuit de vidéosurveillance ainsi que l'éclairage public jugé trop faible. Thierry Tsagalos vise à passer à 650 policiers municipaux et 1500 caméras, à implanter un Centre de supervision urbaine (CSU) sur le site de l'ancienne mairie, et à interdire la circulation des vélos dans les zones piétonnes.
Une vision globale de la sécurité
Enfin, Kadija Zbairi propose une approche holistique, estimant que la sécurité doit être pensée à partir des situations concrètes, en articulant prévention, présence humaine, aménagement, mobilités, qualité de l'espace public, médiation et action publique locale. Cette diversité de propositions reflète les enjeux complexes de la sécurité à Montpellier, où les candidats oscillent entre mesures répressives et approches sociales, offrant aux électeurs un large éventail de choix pour les élections municipales de 2026.



