Sécurité à Bagnols-sur-Cèze : les propositions des candidats pour les municipales 2026
Municipales 2026 : les candidats de Bagnols-sur-Cèze sur la sécurité

Les candidats aux municipales 2026 de Bagnols-sur-Cèze détaillent leurs plans pour la sécurité

À l'approche des élections municipales des 15 et 22 mars 2026, le débat sur la sécurité anime la campagne à Bagnols-sur-Cèze. Les sept candidats en lice ont exposé leurs propositions lors d'un débat organisé par Midi Libre, face à des chiffres préoccupants : 1 140 crimes et délits recensés en 2024, 67 interpellations aux Escanaux et 34 à la Citadelle en 2025 pour narcotrafic, avec le plus jeune interpellé âgé de seulement 13 ans. 109 amendes forfaitaires délictuelles ont également été dressées, mais avec un taux de recouvrement inférieur à 30% selon certaines critiques.

Des propositions concrètes et chiffrées

Jérôme Jackel, l'un des candidats les plus prolixes sur le sujet, a présenté un plan détaillé : "Il faut remettre de la proximité", a-t-il déclaré, proposant la création de deux commissariats mobiles pour 400 000 euros, la redynamisation des réseaux de médiateurs pour 75 000 euros, et l'installation de caméras pour 850 000 euros. Il ajoute un budget de 3,5 millions d'euros pour une police intercommunale et 125 000 euros pour une brigade cynophile avec deux chiens.

Philippe Broche, tête de liste de "Ensemble, changeons Bagnols", veut "plus de police" et critique l'affectation de 90% des 60 policiers à des tâches administratives. Il souhaite rétablir la cohabitation entre gendarmerie et police nationale, et demande la création d'un officier de police judiciaire.

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Renforcement de la police municipale et débats sur le financement

Pour Michel Cegielski, la sécurité sera "une priorité". Il estime qu'il manque dix policiers municipaux et propose la création d'un poste supplémentaire en centre-ville, place Mallet, avec une augmentation de la plage horaire le soir.

Pascale Bordes, candidate du Rassemblement National, va plus loin en voulant des policiers municipaux "qui tourneront par trois, sept jours sur sept, vingt-quatre heures sur vingt-quatre, pour harceler les délinquants sur les points de deal". Michel Cegielski lui a rétorqué : "Je ne sais pas comment vous allez financer une police 24h/24h".

Appels à l'unité et critiques des moyens actuels

Jean-Yves Chapelet a adopté une posture défensive, contestant les chiffres sur la présence policière : "Il n'y a pas que 10% des policiers sur le terrain, allez vérifier !" Il appelle à une union sacrée : "Députés, maires, tous, il faudra plus de moyens", tout en questionnant la majorité pénale.

Christophe Prévost reconnaît "un gros problème sur la sécurité" et propose de "taper un peu plus fortement sur les gens qui viennent s'approvisionner". Il soutient la création d'une brigade cynophile et rejoint l'appel à l'aide de l'État : "Il faut punir".

Une vision utopique et un appel au courage

Pascale Bordes a insisté sur la nécessité d'un "maire courageux" pour faire face aux défis sécuritaires, pointant du doigt le faible recouvrement des amendes. Jean-Marc Touron a apporté une perspective différente, presque utopique : "Dans une ville où les gens sont heureux, il y a moins de trafic".

Malgré des approches variées, la question de la sécurité fait l'unanimité parmi les candidats comme préoccupation majeure pour les électeurs de Bagnols-sur-Cèze. Les débats révèlent des divergences profondes sur les moyens à mettre en œuvre et leur financement, promettant une campagne animée jusqu'au scrutin de mars 2026.

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