Municipales 2026 à Bagnols-sur-Cèze : le maire Jean-Yves Chapelet sous le feu des critiques
Municipales 2026 : le maire de Bagnols-sur-Cèze attaqué

Municipales 2026 à Bagnols-sur-Cèze : un débat houleux pour le maire sortant

À l'approche des élections municipales des 15 et 22 mars 2026, Midi Libre a lancé sa grande tournée des débats. Ce lundi 23 février, la rédaction était à Bagnols-sur-Cèze, où sept candidats se sont affrontés sur quatre thèmes clés : l'attractivité du centre-ville, la sécurité, la rénovation urbaine et la santé. Dès les premiers échanges, le maire sortant Jean-Yves Chapelet s'est retrouvé au centre de toutes les attaques, subissant des critiques acerbes de la part de ses six challengers.

Des critiques ciblées sur l'attractivité et la gestion

Philippe Broche a ouvert les hostilités en dénonçant une image négative de la ville dans les médias nationaux. Il a promis de revoir la circulation pour mieux accéder au centre-ville et d'installer une grande affiche internationale au parc Rimbaud, sans fournir plus de détails. Michel Cegieski, ancien élu aux côtés de Jean-Yves Chapelet, a pointé du doigt une baisse de la population depuis 2008 et le manque d'activités pour les jeunes, tout en critiquant le déplacement des services municipaux hors du centre-ville.

La députée RN Pascale Bordes a accusé la municipalité de négliger les entreprises et les artisans, promettant de préempter les locaux vacants pour diversifier les commerces et éviter une prolifération de barbiers ou d'épiceries de nuit. Christophe Prévost, commerçant, a reproché au maire de lui avoir refusé une aide au loyer sous prétexte qu'il n'était pas en centre-ville, alors qu'il se trouve rue de l'église. Il propose de consulter les habitants sur leurs besoins commerciaux.

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Des projets contestés et une défense timide

Jérôme Jackel a déploré la disparition des grands festivals, tandis que Philippe Broche a qualifié la redevance incitative des déchets d'ineptie inefficace. Seul Christophe Prévost a partiellement défendu le système, blâmant les habitants pour leur manque de propreté, mais admettant la nécessité d'améliorations.

Face à ces tirs croisés, Jean-Yves Chapelet a utilisé son temps de parole pour justifier son action plutôt que de détailler son projet. Il a évoqué le plan de rénovation des façades, l'aide au loyer, et une baisse de 30% de la taxe sur les déchets, reconnaissant que le système est perfectible avec des pistes comme le ramassage en centre-ville. En contre-attaque, il a affirmé ne jamais voir ses adversaires aux halles, provoquant des réactions mitigées dans le public.

Le débat, animé par des applaudissements et des sifflets, n'était que le prélude à d'autres discussions, notamment sur la sécurité. Les projets des candidats seront détaillés dans l'édition du mardi 24 février de Midi Libre.

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