Municipales 2026 à Roquebrune-sur-Argens : Débat animé sur inondations et urbanisme
Municipales 2026 : Débat à Roquebrune-sur-Argens

Un débat électoral intense devant 280 personnes

La salle Molière de Roquebrune-sur-Argens a accueilli un public nombreux hier soir pour assister au débat des municipales 2026. Pas moins de 280 personnes se sont déplacées pour écouter les quatre candidats déclarés à l'élection de mars prochain : Jean Cayron, le maire sortant sans étiquette, Julie Lechanteux du Rassemblement National, ainsi que Ken Tissier et Didier Lemaître, tous deux sans étiquette.

Les risques d'inondation au cœur des préoccupations

Le thème des risques majeurs, particulièrement les inondations, a dominé les échanges. Jean Cayron a défendu son bilan en rappelant le travail accompli sur le Plan local d'urbanisme (PLU) : « Nous avons travaillé avec tous les syndics de quartier pour élaborer le PLU, qui n'a d'ailleurs pas été attaqué ». Le maire sortant a également mis en avant la Gemapi, dont il a fait voter le montant maximum à 40 euros par foyer.

Ken Tissier a adopté une perspective plus nationale sur le problème : « 17 millions de Français vivent en zone inondable. Ce qui est important, c'est l'anticipation. Par des petites mesures, on peut déjà gagner du temps pour les sinistrés ». Il a plaidé pour une construction plus réfléchie plutôt qu'une expansion urbaine.

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Julie Lechanteux a pointé des problèmes concrets d'entretien : « Les radiers ne sont pas entretenus. Des fossés appartiennent à des agriculteurs différents mais jamais personne ne les a mis autour d'une table ». Elle a proposé des actions spécifiques comme le retrait d'embâcles au Val d'Esquières.

Didier Lemaître, qui se présente comme vice-président du SMA et à la tête de la Gemapi, a insisté sur l'échelle nécessaire pour traiter le problème : « Le combat est long et compliqué, avec des travaux qui coûtent cher mais la lutte se gère à l'échelle de tout un bassin-versant ». Il a cité les infrastructures de La Palud comme exemple de réalisations concrètes.

La question épineuse de la cabanisation

Le sujet de l'occupation illicite du territoire a également animé les débats. Ken Tissier a accusé le maire sortant : « Le maire vient de vendre la première parcelle d'une zone protégée et ce n'est pas à un agriculteur ».

Jean Cayron a répondu en évoquant les 119 hectares de zones agricoles sur la basse vallée de l'Argens et le travail de préservation de la ripisylve. La discussion a rapidement dérivé sur le cas spécifique de Fun driving, un terrain ayant fait l'objet de contentieux.

Julie Lechanteux a critiqué la gestion de ce dossier : « Il fallait changer la destination de cette parcelle. Avant c'était une déchetterie à ciel ouvert, un commerçant a permis à de nombreuses familles de s'amuser ». Didier Lemaître a renchéri en accusant le maire d'avoir délogé un commerçant pour laisser s'installer des gens du voyage.

Des divergences profondes sur la gestion du territoire

Le débat a révélé des approches fondamentalement différentes entre les candidats. Alors que le maire sortant met en avant son expérience et les réalisations concrètes de son mandat, les candidats d'opposition pointent des lacunes dans la gestion du territoire et proposent des solutions alternatives.

Julie Lechanteux a plaidé pour une application stricte des réglementations concernant les gens du voyage : « Il faut appliquer le chemin territorial, créer une vraie terre d'accueil pour pouvoir expulser les gens du voyage des terres agricoles ».

La soirée s'est terminée sans consensus mais avec la promesse de poursuivre les débats dans les semaines précédant le scrutin de mars 2026. Les électeurs de Roquebrune-sur-Argens auront ainsi matière à réflexion pour faire leur choix dans un contexte où les questions d'urbanisme et de gestion des risques naturels apparaissent comme déterminantes.

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