Municipales 2026 : la bataille pour l'avenir du stade de Montpellier fait rage entre rénovation et transfert
Municipales 2026 : bataille pour le futur stade de Montpellier

Municipales 2026 : la bataille pour l'avenir du stade de Montpellier fait rage entre rénovation et transfert

Quel avenir pour le stade de La Mosson, situé au cœur du quartier de La Paillade à Montpellier ? Cette question cruciale continue d'animer le débat public et a été au centre d'une rencontre organisée par Midi Libre et le Cercle Mozart le 19 février dernier. Les principaux candidats aux élections municipales ont exposé des visions très contrastées sur ce dossier sensible, entre rénovation de l'enceinte existante, transfert vers un nouveau site ou projets alternatifs ambitieux.

Des propositions radicalement différentes

Premier à prendre la parole, Rémi Gaillard (sans étiquette) a remis en avant son projet de "stade-parc Louis-Nicollin" d'une capacité de 25 000 places. Cette enceinte serait semi-enterrée et dotée d'un toit rétractable transformable en promenade publique, complétée par des restaurants panoramiques, un musée et une Maison des sports. Le financement serait assuré par "le MHSC et des investisseurs via le naming".

À l'opposé, Nathalie Oziol (La France Insoumise) souhaite "rompre avec la bétonisation" et s'oppose fermement à tout transfert du stade. Elle plaide pour "le garder à La Paillade où il a une histoire" et une signification sociale importante pour le quartier.

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Les arguments pour un transfert

Thierry Tsagalos (UDR) refuse catégoriquement "de dépenser 75 millions d'euros sur un stade qui se trouve en zone inondable". Il pousse plutôt pour un transfert vers Vendargues, voire Lunel, plutôt que vers le site de Cambacérès, "où l'espace peut être utilisé pour d'autres activités".

Philippe Saurel (Divers Gauche) se déclare également favorable à la construction d'un nouvel équipement. L'ancien maire de Montpellier (2014-2020) a rappelé avoir lancé la réflexion sur le site de Cambacérès, estimant qu'"un jour, à La Mosson, on retrouvera une immense vague comme on l'a déjà connu par le passé", faisant référence aux risques d'inondation.

Des propositions innovantes et des positions fermes

Isabelle Perrein (Divers Droite) propose une piste plus originale : "un grand complexe sportif" réunissant stade de football et de rugby dos à dos, avec des gradins amovibles et un espace pour le handball en superstructure. Ce projet viserait à accueillir de grands événements sportifs et des concerts, créant ainsi un pôle d'attraction majeur pour la ville.

France Jamet (Rassemblement National) s'oppose quant à elle à la fermeture du stade de la Mosson, affirmant que cela "signifierait la condamnation et la ghettoïsation ferme et définitive du quartier de La Paillade".

La position du maire sortant

Le maire sortant Michaël Delafosse (Parti Socialiste) a promis la rénovation du stade de la Mosson pour un budget de 75 millions d'euros, avec un futur nom Louis-Nicollin "en accord avec la famille". Il a regretté que "le privé" n'ait pas financé un nouveau stade, estimant que la puissance publique avait "l'obligation de le mettre à l'abri des inondations". Selon lui, ce projet "contribuera à la dynamique du quartier" et permettra de préserver l'identité du lieu.

En tout cas, il y aura match sur ce sujet brûlant, au moins jusqu'au 15 mars prochain, date à laquelle les électeurs montpelliérains devront trancher entre ces différentes visions pour l'avenir de leur équipement sportif emblématique. La question dépasse largement le simple cadre sportif pour toucher à l'aménagement urbain, au développement économique et à la cohésion sociale du territoire.

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