Robert Ménard réélu à Béziers : « Le RN, ça leur apprendra, j’espère que ça leur servira de leçon »
Ménard réélu à Béziers : « Le RN, ça leur apprendra »

Robert Ménard réélu à Béziers : « Le RN, ça leur apprendra, j’espère que ça leur servira de leçon »

Robert Ménard a retrouvé son bureau de maire de Béziers ce lundi matin, au lendemain du premier tour des élections municipales 2026. Fraîchement réélu pour un troisième mandat, il relâche la pression et se projette dans l'avenir, tout en livrant une analyse sans concession des résultats du scrutin.

Un score qui surprend et satisfait

« Je souffle un peu. La campagne n’a pas été facile », confie Robert Ménard. Il exprime sa surprise face à son score écrasant, qu'il n'imaginait pas si élevé, notamment en présence d'une liste du Rassemblement national. « Je ne pensais pas que le Rassemblement national ferait aussi peu. Et La France insoumise encore moins », déclare-t-il, visiblement satisfait de la performance modeste de ces deux formations politiques.

Le maire réélu attribue une partie de sa réussite à la vidéo « J’aime Béziers », qu'il décrit comme apolitique et positive. « Je me suis rendu compte que les gens ont plus envie de ça que de discours politique », explique-t-il, soulignant l'importance de s'adresser aux citoyens avec des mots qui les touchent directement.

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Une critique acerbe du RN et de La France insoumise

Robert Ménard ne mâche pas ses mots concernant le Rassemblement national et La France insoumise. « Ma plus grande satisfaction, c’est le mauvais score de La France insoumise », affirme-t-il, accusant le parti de miser sur « ce qu’il y a de plus mauvais chez les gens ».

À propos du RN, il est encore plus direct : « Le RN, ça leur apprendra, j’espère que ça leur servira de leçon ». Il critique la stratégie du parti, qu'il qualifie de « vendetta » à son égard de la part de Jordan Bardella, estimant que le RN « ne veut pas des alliés, il veut des vassaux ».

Les défis du troisième mandat

Malgré sa victoire, Robert Ménard reconnaît un problème de participation, avec seulement 56,43 % de votants à Béziers. « C’est un problème », admet-il, évoquant la méfiance croissante envers les politiques. Cependant, il défend sa vision de l'action municipale : « Les gens s’en contrefoutent de la démocratie participative. Ils ont besoin qu’on fasse ce qu’on leur dit qu’on va faire ».

Pour son nouveau mandat, deux projets symboliques sont prioritaires :

  • La liaison entre la cathédrale et Saint-Jacques, prévue pour fin 2028 ou début 2029.
  • Le projet Béziers Antique, un parc historique controversé mais qu'il défend ardemment, assurant qu'il ne coûtera rien à la ville.

Il mentionne également les questions de sécurité et de voirie comme des priorités quotidiennes pour les habitants.

Une gouvernance sans concession

Interrogé sur sa gouvernance au sein de l'Agglomération, Robert Ménard assume pleinement son approche. « Il y a des gens avec lesquels il m’est impossible de travailler », justifie-t-il, excluant toute collaboration avec certains élus d'opposition, comme Thierry Mathieu.

Il évoque également ses fréquents déplacements à Paris, qu'il considère comme « une de mes forces », malgré les critiques sur son absence potentielle de la ville.

Une fierté personnelle et un héritage familial

Enfin, Robert Ménard se livre sur un plan plus personnel. « Hier, j’étais fier de ce que j’avais fait », confie-t-il, évoquant son statut de pied-noir et la fierté que son père aurait ressentie. « Quand j’ai eu la Légion d’honneur, je l’ai acceptée pour mon père », ajoute-t-il, visiblement ému.

Le conseil municipal d'installation est prévu ce vendredi à 18 heures au palais des congrès, marquant le début officiel de ce troisième mandat très attendu.

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