Municipales 2026 à Millau : le GUD, groupuscule d'extrême droite, vandalisé une affiche de campagne
En ce début de semaine, la campagne des municipales 2026 à Millau a été marquée par un acte de vandalisme politique. Une affiche de la maire sortante, Emmanuelle Gazel, et de sa liste "Millau pour vous" a été taguée et signée par le Groupe union défense (GUD), un groupuscule d'extrême droite dissous en 2024.
Un tag signé par le GUD sur un support officiel
Le tag, découvert sur un support d'affichage officiel, portait l'inscription "Traîtres" accompagnée du logo et du nom du GUD. L'affiche, partiellement déchirée, a été rapidement remplacée par les services municipaux, effaçant toute trace visible du vandalisme dans l'après-midi du lundi.
Cet incident intervient alors que l'extrême droite n'est pas officiellement présente dans la campagne électorale millavoise, faute de candidats pour constituer une liste. Cependant, la branche la plus violente du mouvement, incarnée par le GUD, a ainsi fait surface de manière symbolique.
Un groupuscule dissous mais toujours actif symboliquement
Le GUD, longtemps dirigé par Frédéric Chatillon, proche du Rassemblement national et de Marine Le Pen, était connu pour ses positions nationalistes, révolutionnaires et délibérément racistes. Le groupuscule a été officiellement dissous par le gouvernement le 26 juin 2024 en raison de ses actions violentes.
Malgré cette dissolution, des relents de son idéologie persistent, comme en témoigne ce tag. Les autorités locales restent vigilantes face à ce type d'actions, qui visent à perturber le processus démocratique en pleine période électorale.
La maire sortante, Emmanuelle Gazel, n'a pas encore réagi publiquement à cet incident, mais l'équipe municipale a pris des mesures rapides pour restaurer l'affichage officiel. Cet événement rappelle les tensions politiques qui peuvent émerger lors des campagnes électorales, même dans des contextes où certains courants extrémistes ne sont pas représentés sur les bulletins de vote.



