Menton : le futur premier adjoint répond aux accusations d'une lettre anonyme
Jean-Christophe Storaï, colistier d'Alexandra Masson du Rassemblement National et futur premier adjoint de la mairie de Menton, a répondu publiquement aux accusations portées contre lui dans une lettre anonyme diffusée durant l'entre-deux tours des élections municipales. Cette missive, circulant largement dans la ville, évoquait son passé professionnel, notamment son ancien poste de directeur général de la Société Publique Locale de Villefranche-sur-Mer (SPLV).
Un passé judiciaire rappelé
La lettre anonyme a mis en lumière des faits remontant à plusieurs années, accusant Jean-Christophe Storaï d'avoir falsifié un procès-verbal lors d'une réunion du conseil d'administration de la SPLV, ce qui avait conduit à son licenciement pour faute grave. Ces allégations ont donné lieu à des procédures judiciaires, aboutissant à une condamnation par le tribunal de commerce de Nice en 2020, puis par la Cour d'appel d'Aix-en-Provence en janvier 2025.
Cependant, Jean-Christophe Storaï a rapidement réagi en publiant une copie d'une ordonnance de non-lieu rendue le 17 juin 2025 par un juge d'instruction indépendant. Il a souligné que cette décision clôturait définitivement l'affaire, affirmant : « Aucune infraction ne peut m'être reprochée ». Cette publication a été faite sur la page Facebook du groupe d'opposition « Pour Menton Une Nouvelle Voie », dont il était membre avant les élections.
Un appel à recentrer le débat
Dans sa réponse, Jean-Christophe Storaï a dénoncé l'utilisation d'amalgames et de présentations partiales dans la lettre anonyme, qu'il estime viser à entretenir le soupçon et à détourner l'attention des véritables enjeux. Il a appelé à un débat plus digne et tourné vers l'avenir pour la ville de Menton, déclarant : « Les Mentonnais méritent mieux que des polémiques recyclées. Ils méritent un débat digne, tourné vers l'avenir ».
Cette affaire survient dans un contexte politique tendu, après la victoire d'Alexandra Masson aux élections municipales de Menton le 22 mars 2026. La diffusion de documents anonymes durant les campagnes électorales soulève des questions sur l'éthique et la transparence en politique locale.
Jean-Christophe Storaï a insisté sur le fait que toutes les accusations portées contre lui ont été examinées par la justice, avec une conclusion favorable via le non-lieu. Il espère ainsi clore ce chapitre et se concentrer sur ses futures responsabilités au sein de la municipalité.



