Marseille : Martine Vassal reprend la devise pétainiste « Travail, famille, patrie »
Marseille : Martine Vassal reprend la devise pétainiste

Une déclaration polémique lors d'un débat télévisé

Martine Vassal, candidate de la droite et du centre à la mairie de Marseille, a provoqué une vive controverse jeudi 19 février 2026 lors d'un débat organisé par BFMTV et le quotidien régional La Provence. Interrogée sur ses positions par rapport au Rassemblement national, elle a affirmé : « Moi mes valeurs elles n'ont jamais changé c'est le mérite, le travail, la famille, la patrie ». Cette phrase reprend explicitement le triptyque « Travail, famille, patrie », qui était la devise officielle du régime de Vichy sous l'Occupation allemande.

Des réactions immédiates et indignées

La reprise de cette devise collaborationniste par la candidate soutenue par Renaissance, le Modem, Horizons et Les Républicains a immédiatement déclenché une tempête de réactions sur les réseaux sociaux. Le maire divers gauche sortant, Benoît Payan, l'a rapidement interpellée sur ce point. Martine Vassal a répondu avec fermeté : « Oui d'accord mais moi c'est mon slogan et ce sont mes valeurs et le mérite aussi et le travail aussi et la famille aussi... elles sont passées de mode, mais moi j'assume mes valeurs », avant d'ajouter le terme « humanité » à sa liste.

Le candidat du Rassemblement national à la mairie de Marseille, Franck Allisio, a réagi en déclarant : « Hormis le macronisme et la devise pétainiste que vous venez d'employer, je pense que ce qui nous rassemble au second tour est plus important que ce qui nous sépare ». Cette remarque souligne la dimension politique explosive de l'incident.

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La défense de l'équipe de campagne

Face à la polémique grandissante, Romain Simmarano, numéro deux sur la liste de Martine Vassal et son porte-parole de campagne, est monté au créneau pour défendre la candidate. Il a dénoncé auprès de l'AFP « ceux qui instrumentalisent une fausse polémique », assurant que « le pétainisme c'est l'abomination qui défigure la France pour toujours ». Sur BFM Marseille, il a précisé : « Si l'ordre des mots a ému, et je le comprends, bien évidemment que Martine Vassal est aux antipodes des valeurs pétainistes ».

Cette déclaration vise à apaiser les tensions en insistant sur la distance idéologique entre la candidate et le régime de Vichy, tout en reconnaissant la sensibilité historique des termes utilisés. L'incident illustre les enjeux mémoriels et politiques des campagnes électorales, où chaque mot peut être scruté et interprété.

Un contexte électoral tendu à Marseille

Cet épisode s'inscrit dans un contexte municipal particulièrement disputé à Marseille, où Martine Vassal est une figure centrale de la droite. Ses propos ont relancé les débats sur l'héritage historique et les valeurs portées par les différents candidats. La polémique montre également comment les références au passé peuvent être mobilisées dans les joutes politiques actuelles, avec des répercussions immédiates sur l'opinion publique et les stratégies de campagne.

Les réactions indignées sur les réseaux sociaux et les prises de position des adversaires politiques témoignent de l'impact de cette déclaration. Elles rappellent que la mémoire collective reste un terrain sensible, surtout dans un pays comme la France où l'histoire de la Seconde Guerre mondiale continue de façonner les identités politiques.

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