Marion Maréchal soutient Julie Rechagneux à Bordeaux : sécurité et dégradation urbaine au cœur de la campagne
Marion Maréchal soutient Julie Rechagneux à Bordeaux sur la sécurité

Marion Maréchal apporte son soutien à Julie Rechagneux dans les rues de Bordeaux

Ce mardi 3 mars, la candidate Julie Rechagneux a effectué une tournée de campagne dans plusieurs commerces du centre-ville de Bordeaux, accompagnée de Marion Maréchal venue dédicacer son dernier livre. Les deux eurodéputées, respectivement membres du Rassemblement National et d'Identité-Libertés, ont profité de cette occasion pour échanger avec les commerçants sur les préoccupations locales, notamment l'insécurité et la dégradation urbaine.

Un soutien mutuel entre deux figures politiques

Julie Rechagneux et Marion Maréchal entretiennent des relations étroites, la première considérant la seconde comme un modèle d'engagement politique. « Marion fait partie des figures qui m'ont poussé à m'engager, elle a toujours été un modèle pour moi », a déclaré la candidate bordelaise. De son côté, Marion Maréchal a salué le parcours de sa consœur, la décrivant comme « une militante et élue de terrain, passée par toutes les étapes de la méritocratie, connue au Parlement d'être l'une des plus actives ».

Les commerçants expriment leur mécontentement

Lors de leur passage chez un coiffeur de la rue Fondaudège, les deux femmes ont immédiatement abordé les questions de sécurité et l'état général de la ville. Un commerçant présent a partagé son désenchantement : « Avec les politiques c'est toujours pareil, ils viennent nous voir et ensuite on ne les voit plus. Juppé avait donné une certaine ambition, là on a l'impression que ça stagne, ça s'est dégradé, mais je crois que c'est aussi national ». Marion Maréchal a répondu en insistant sur la responsabilité du maire : « Il y a un problème structurel global, mais le maire est un des acteurs essentiels, il a une marge de manœuvre, y compris sur les questions sécuritaires. La sécurité est une vraie demande, à Bordeaux comme au niveau national ».

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Critiques acerbes contre l'administration municipale

Dans une boutique de vêtements et articles de danse près des Grands-Hommes, Frédéric El Hajj, colistier de Julie Rechagneux, a exprimé sa colère envers la gestion actuelle de la ville. « Juppé avait quitté Bordeaux du jour au lendemain, comme un rat, sans préparer personne. Bordeaux a été bradée. Aujourd'hui c'est l'anarchie totale, l'insécurité, la saleté, la police absente parce qu'il n'y a pas assez d'effectifs, et quand elle est là elle n'ose pas agir… C'est une ville difficile, on aura de longues années de travail », a-t-il déclaré.

Il a particulièrement visé le maire sortant Pierre Hurmic, l'accusant de ne pas prendre la mesure des problèmes de sécurité, notamment après des bagarres entre bandes dans sa rue. « Nous étions le Triangle d'or de Bordeaux, mais il n'a d'or que le nom depuis l'arrivée de Pierre Hurmic. Une ville comme Bordeaux, il faut trois caméras par rue. Dans certains quartiers, aux Aubiers, à Bordeaux-Lac, à Ginko, il faut un gilet pare-balles pour sortir », a-t-il ajouté.

Propositions concrètes et témoignages accablants

Julie Rechagneux a rebondi sur ces critiques en proposant des solutions chiffrées : « Il y a 270 caméras de vidéoprotection à Bordeaux, contre 700 à Toulouse et 430 à Mérignac. Il faut tripler le nombre de caméras ». Selon elle, les échanges avec les commerçants révèlent « une attente de changement, ils ressentent que ça s'est dégradé ».

La candidate a également partagé un témoignage personnel pour illustrer l'urgence de la situation : « Hurmic a dit qu'il ne voulait pas être un maire shérif, les Bordelais ont compris qu'ils n'avaient pas de maire du tout. La délinquance pourrit la vie des gens, ma voisine de 20 ans s'est fait voler ses cadeaux de Noël dans sa voiture garée dans un parking public. Même là, il n'y a pas de sécurité ».

Cette visite de campagne a donc mis en lumière les préoccupations sécuritaires des Bordelais, tout en renforçant l'alliance entre Julie Rechagneux et Marion Maréchal dans leur critique commune de la gestion municipale actuelle.

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