Nîmes : une manifestation antifasciste contre la venue de Jordan Bardella pour les municipales
Manifestation à Nîmes contre la venue de Jordan Bardella

Une mobilisation syndicale contre la venue du leader du Rassemblement national à Nîmes

À l'approche des élections municipales, la ville de Nîmes se prépare à une nouvelle mobilisation contre la présence de Jordan Bardella, président du Rassemblement national. Le collectif Visa 30 (Vigilance et initiatives syndicales antifascistes du Gard) a lancé un appel à manifester le mardi 3 mars à 18 heures sur la place de la Maison Carrée.

Un meeting politique qui suscite la controverse

Jordan Bardella est attendu le même jour à partir de 19 heures au parc des expositions de Nîmes, où il tiendra un meeting de soutien à Julien Sanchez, candidat du Rassemblement national aux municipales. Cette visite intervient dans un contexte électoral tendu, quelques mois seulement après une précédente manifestation lors de la venue du leader d'extrême droite en novembre dernier.

Dans un communiqué virulent, Visa 30 affirme : "Jordan Bardella, ennemi des travailleurs, n'est pas le bienvenu à Nîmes !" Le collectif rappelle que "le Gard est une terre ouvrière et une terre d'immigration", évoquant l'histoire des immigrés qui ont contribué au développement économique de la région.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Les syndicats dénoncent une stratégie de banalisation

Pour les organisations syndicales à l'origine de la manifestation, ces élections municipales représentent une tentative du Rassemblement national de transformer le Gard en laboratoire politique. Elles accusent le parti d'extrême droite de chercher à s'implanter localement, à banaliser ses idées et à diviser les travailleurs en désignant des boucs émissaires.

Le collectif dénonce une stratégie de diversion : "Pendant ce temps-là, dans le Gard, les patrons licencient, les salaires stagnent sous la moyenne nationale, les services publics s'écroulent – et eux détournent la colère vers la haine". Les syndicats estiment que le Rassemblement national instrumentalise les problèmes sociaux pour promouvoir un discours xénophobe et réactionnaire.

Une coalition syndicale déterminée

Visa 30 rassemble plusieurs organisations syndicales du Gard :

  • CGT éduc'action 30-48
  • CGT des Territoriaux du Gard
  • CNT 30
  • FSU-SNUipp 30
  • SNES-FSU 30
  • Solidaires étudiant·es Nîmes
  • SUD Collectivités Territoriales du Gard
  • SUD éducation 30-48
  • SUD santé sociaux

Ces syndicats considèrent que l'antifascisme n'est pas une option mais un devoir, particulièrement dans un contexte électoral où le Rassemblement national cherche à étendre son influence au niveau local. La manifestation du 3 mars s'inscrit dans une tradition de résistance à l'extrême droite dans cette région à forte histoire ouvrière et immigrée.

Les organisateurs promettent une mobilisation importante pour faire entendre leur opposition à ce qu'ils qualifient de venin raciste et réactionnaire, affirmant que la population gardoise n'acceptera pas la normalisation des idées d'extrême droite dans le débat politique local.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale