La victoire inattendue de Josée Massi à Toulon et la fidélité de son équipage
La victoire de Josée Massi lors des élections municipales à Toulon a surpris de nombreux observateurs, mais pas sa garde rapprochée. Privée d’une grande partie de l’équipe sortante, la nouvelle maire s’est appuyée sur un « équipage » composé d’amis fidèles et de personnalités de la société civile, qui ont accepté de raconter leur engagement à ses côtés.
Un départ marqué par les défections et la loyauté
Après sa victoire dimanche soir, Josée Massi a d’abord pensé à ses enfants, puis à son équipage sans lequel « le bateau ne pourrait avancer ». Ils n’étaient pas nombreux, au départ, à croire en ses chances de conquérir le fauteuil de maire. Beaucoup l’ont rapidement lâchée, notamment Hubert Falco, son ancien mentor, qui lui a préféré son rival Michel Bonnus. Une trentaine de ses camarades du conseil municipal ont suivi le sénateur LR.
Mais sa garde rapprochée, elle, n’a jamais quitté le navire, contre vents et marées. Pour eux, cet engagement était une évidence, et cela ne date pas d’hier. Chacun y va de son histoire pour expliquer l’enracinement de son soutien à celle qui a succédé à Hubert Falco.
Des novices en politique mais une équipe soudée
Boris Touaty, président de l’association des commerçants et soutien de la première heure, se souvient : « La première fois que je l’ai rencontrée, c’était en 2023 lorsqu’elle est devenue maire. Et là je suis tombé en Massi. Ce qui m’a le plus frappé, c’est sa normalité. C’est quelqu’un d’accessible, très à l’écoute. » Il lui a promis son soutien il y a presque deux ans, et Josée Massi a compté sur lui.
« Il y a eu des moments de doutes forcément. Mais on a continué à bosser. Et puis on y croyait ! Malgré son expérience, elle apporte un souffle nouveau en politique », confie-t-il. Il intègre la direction de campagne, organisée de façon collégiale. « Personne ne savait vraiment dans quoi il s’embarquait. Nous étions totalement novices en la matière. »
Julien Orlandini, directeur de la CAF, en convient : « Plusieurs d’entre nous ne connaissaient pas grand-chose à la politique mais, par nos métiers respectifs, on sait piloter, organiser. On a fait les choses différemment. » Il loue la personnalité de Josée Massi qui, selon lui, « pousse à l’engagement. C’est l’écoute, la confiance, la liberté qu’elle laisse. Chacun a son mot à dire. »
L’alliance entre expérience et fraîcheur
Dans le cercle restreint autour de la candidate, certains avaient tout de même de l’expérience en politique. Dix colistiers actuels partageaient déjà avec elle les bancs du conseil municipal sous l’ère Falco. Parmi eux, Geneviève Levy, ancienne députée et première adjointe, témoigne : « J’ai vu la manière de prendre en charge du jour au lendemain la destinée d’une ville. Josée Massi a tout ce qu’il faut pour être un bon maire : l’écoute, les compétences, la rigueur... La soutenir dès les premiers instants, c’était naturel. »
Hélène Audibert, adjointe à la mairie depuis 2001, ajoute : « Elle a les épaules. Elle a emmagasiné de l’expérience. C’est quelqu’un qui apprend vite. Qui s’intéresse à tout. Josée, elle incarne à la fois la continuité et le renouveau. »
La mayonnaise a pris entre les jeunes et les plus anciens. « L’attelage a parfaitement marché », reconnaît Jérôme Levy, fils de Geneviève, devenu l’homme de l’ombre de la campagne. « Ce n’était pas forcément gagné au départ. Mais finalement, cette complémentarité, elle a donné de la fraîcheur. »
Au regard des résultats de dimanche soir, la formule a visiblement fonctionné, portant Josée Massi à la tête de Toulon grâce à un équipage uni malgré les défis.



