Landes : L'opposition Couleurs Landes en déroute lors du vote budgétaire départemental
Landes : L'opposition en déroute lors du vote budgétaire

Landes : L'opposition Couleurs Landes en déroute lors du vote budgétaire départemental

Christophe Labruyère, l'un des quatre élus d'opposition Couleurs Landes au Conseil départemental des Landes, s'est retrouvé dans une situation pour le moins inconfortable ce jeudi 19 février 2026. Alors que le vote crucial sur le budget primitif approchait, sa collègue Hélène Larrezet était absente pour des raisons personnelles, tandis que Julien Dubois et Martine Dedieu ont préféré se rendre au Conseil municipal de Dax qui se tenait le même soir.

Un élu oublié par ses pairs et la majorité

La désertion de ses collègues a placé Christophe Labruyère dans une position délicate, au point que la majorité de gauche a failli l'oublier complètement lors des débats. L'élu saint-pierrois Julien Paris n'a pas manqué de souligner cette situation avec une pointe d'ironie : « J'aurais aimé le dire devant le chef de l'opposition (Julien Dubois), du moins celui qui a le droit de s'exprimer… »

À quoi Labruyère a répondu sèchement : « J'ai encore le droit de m'exprimer, mais je le fais quand j'ai quelque chose d'intéressant à dire. » Réplique qui lui a valu cette pique de Boris Vallaud : « C'est rare », déclenchant l'hilarité dans l'hémicycle.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Des interventions surprenantes et des débats animés

Pourtant, quelques instants plus tôt, Christophe Labruyère avait participé activement au débat en posant une question pour le moins inattendue : « Quelles sont les espèces d'oiseaux échoués à Capbreton ? Les macareux moines ? D'accord, merci. » Une intervention qui a laissé perplexe plus d'un élu présent dans la salle.

Le vote du budget primitif s'est finalement déroulé sans grande opposition, mis à part quelques réserves sur des sujets comme :

  • La LGV et son financement
  • Le soutien à Arte flamenco
  • Les modalités de reversement du RSA

La politique locale sous tension

En conclusion de la séance du vendredi 20 février, Julien Dubois a préféré élargir le débat au terrain national, critiquant le budget de l'État et rappelant que « si le PLFSS a été adopté, c'est parce que le groupe Parti socialiste l'a voté ». Une remarque qui a déclenché près de dix minutes de vifs échanges avec Boris Vallaud, ce dernier rétorquant : « Vous pourrez dire aux Dacquois que si l'hôpital de Dax a des moyens supplémentaires, c'est grâce aux socialistes, pas à la Macronie. »

Le président du Département Xavier Fortinon a ironisé sur cette escalade verbale : « Tant qu'on parlait du Département, tout allait bien. Dès qu'on sort des frontières des Landes, le temps se couvre. »

Campagne municipale : stratégies innovantes et retournements

Parallèlement à ces débats départementaux, la campagne municipale bat son plein dans les Landes avec des stratégies variées. Nicolas Lerègle, candidat du Rassemblement national à Mont-de-Marsan, mise sur l'électrification de la ligne ferroviaire Mont-de-Marsan-Morcenx, promettant « un gain de temps et une plus grande offre de trajets ».

Charles Dayot, quant à lui, a opté pour une campagne 2.0 en présentant son programme via un Facebook Live, atteignant un pic d'audience de 180 spectateurs. Une approche moderne qui contraste avec les méthodes traditionnelles.

Le plus surprenant revirement vient d'Éric Mezrich, ancien critique virulent du maire de Saint-Pierre-du-Mont Joël Bonnet, qui rejoint aujourd'hui sa liste. Il justifie ce changement par « plusieurs échanges » ayant révélé « de l'écoute et une volonté d'ouverture » chez l'édile.

Adieux émouvants et promesses de retour

À Dax, Alexis Arras, adjoint au maire chargé de l'urbanisme, a prononcé un discours d'adieu aux accents giscardiens lors de sa dernière délibération. Non reconduit pour une deuxième campagne aux côtés de Julien Dubois, il a laissé entendre qu'il n'en avait pas terminé avec la politique dacquoise.

Après avoir retracé ses « vingt ans à servir cette ville », il a réalisé un étonnant mélange entre Valéry Giscard d'Estaing et Terminator : « Cela me fait trop mal pour rire. Mais je suis trop grand pour en pleurer. Mais je vais vous faire une promesse : c'est que je reviendrai ! »

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale

Ces différents épisodes illustrent la vitalité, mais aussi les tensions et les retournements qui caractérisent la vie politique landaise à l'approche des échéances électorales.