Julien Sanchez, candidat aux municipales 2026 à Nîmes, dévoile son parcours politique intense
Nous rencontrons Julien Sanchez, candidat pressé aux élections municipales de 2026 à Nîmes, devant un thé vert à la Grand Bourse. Entre un rendez-vous matinal avec les Costières de Nîmes et un train pour Bruxelles, où il intervient en tant que député européen sur l'agriculture, le politicien incarne une vie entièrement dédiée à la cause publique.
Un engagement précoce et profond
Enfant unique d'une famille de pieds-noirs espagnols, Julien Sanchez entre en politique très jeune. À 16 ans, il adhère au Front national, en opposition aux idéaux de ses parents, engagés à la CGT et au Parti communiste. "On parlait beaucoup politique en famille, mes grands-parents étaient pour Pasqua et de Villiers, ça débattait bien", se souvient-il. Il adhère immédiatement aux piliers frontistes de la sécurité et de l'immigration.
"Quand on était au FN à l'époque, on était des parias", insiste-t-il, soulignant un engagement de conviction plutôt que d'opportunisme. Malgré cela, la politique devient sa seule carrière. Étudiant à Montpellier, il devient collaborateur d'Alain Jamet au conseil régional en 2002, puis de Marine Le Pen en 2004, avant d'entrer dans le cœur du parti auprès de Jean-Marie Le Pen.
Une carrière marquée par des polémiques et des succès
L'étape fondatrice de son parcours est son élection à la mairie de Beaucaire en 2014, avec 39,8% des voix au second tour, réélu au premier tour en 2020 avec 59% des suffrages. Là, il applique ses idées avec des décisions controversées, comme la suppression des menus de substitution dans les cantines en 2018, une mesure déboutée par le Conseil d'État en 2023, ou l'installation d'une crèche dans la mairie, valant une amende de 103 000 € à la commune.
Julien Sanchez décrit un engagement sans faille : "J'ai été maire 7 jours sur 7, j'ai pris vingt jours de vacances en dix ans... je sais le niveau d'engagement que cela demandera pour Nîmes." Propriétaire à Nîmes depuis quinze ans, il espère transformer la ville en une nouvelle prise de guerre, sur fond de divisions délétères au sein de la droite.
Une vie personnelle sacrifiée pour la politique
Apparatchik depuis son plus jeune âge, le candidat confie n'avoir pas d'autre vie que la politique, avec des journées s'étirant jusqu'à 2 heures du matin. "Je n'ai pas le temps !", avoue-t-il, sans loisirs ni passions, si ce n'est "la bonne bouffe" plutôt au restaurant qu'aux fourneaux, et un intérêt pour le tennis sans pratique sportive. Célibataire, il sourit en reconnaissant : "C'est dramatique, je sais."
Cette vie de "moine-soldat" est revendiquée, avec la fierté de ses parents : "Ils ont du respect pour mon engagement, j'ai été élevé dans la valeur travail." Et s'il n'avait pas fait de la politique ? "Je voulais être journaliste. C'est un beau métier !", conclut-il, rappelant un rêve de jeunesse.
Un sacrifice financier en perspective
Julien Sanchez révèle également un aspect financier de son engagement : "Si je suis élu maire de Nîmes, je perdrai la moitié de mes revenus de député européen", mettant en lumière les compromis nécessaires pour servir la collectivité. Cette déclaration souligne la dimension sacrificielle de sa candidature, alignée sur son parcours de dévouement total.



