Municipales 2026 à Nîmes : Julien Plantier, un marathonien en course pour la mairie
Julien Plantier, tête de liste à Nîmes pour les municipales 2026

Julien Plantier, un nouveau départ dans la course municipale nîmoise

À 40 ans, Julien Plantier franchit une étape majeure en se présentant pour la première fois comme tête de liste aux élections municipales de Nîmes en 2026. Ce Nîmois, engagé en politique depuis plus de deux décennies, ouvre un nouveau chapitre dans son parcours, marqué par des défis et des sacrifices.

Un parcours politique forgé dans l'engagement précoce

Julien Plantier, né un 13 janvier, marié et père de deux jeunes enfants, a été initié à la politique très tôt. Il se souvient d'un déclic lors des manifestations contre Jean-Marie Le Pen au second tour de la présidentielle de 2002. Malgré les conseils de ses parents – un père géomètre-entrepreneur en informatique et une mère issue d'une famille de boulangers à La Gazelle – il s'engage réellement en 2005 à l'UMP, faisant campagne pour Nicolas Sarkozy.

Peu après, il rencontre Jean-Paul Fournier, le maire de Nîmes, dans le restaurant "Le chat noir", une rencontre qui s'avère déterminante. Le maire reconnaît en lui un jeune impliqué, et Plantier gravit les échelons, devenant élu de la majorité en 2008, avec des délégations à la jeunesse, aux sports, à l'urbanisme, et finalement Premier adjoint.

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La rupture et la persévérance face aux obstacles

Il y a un an, une rupture survient avec le maire, qui lui retire ses délégations après la création d'un groupe au conseil municipal et sa volonté de se présenter aux municipales. Certains y voient de l'ingratitude, mais Plantier confie : "Je me suis refait plusieurs fois le film. Il y a eu des regards, des gestes que je n'oublie pas de la part d'élus. Mais ça vient au second plan car ce qui m'intéresse, c'est l'avenir de cette ville."

Il insiste sur sa persévérance : "J'ai persévéré. C'est lourd de sacrifices. Je vois ça comme un engagement personnel très fort. Je n'ai pas grillé les étapes et je ne suis pas là par hasard." Cela lui permet de se détacher de l'image d'héritier qu'il rejette.

La campagne et la vie personnelle en équilibre

Après avoir formé une union politique avec Valérie Rouverand fin de l'année dernière, Plantier entre dans la dernière ligne droite de la campagne. Amateur de marathon – il a participé à ceux de Paris et Milan, rêvant de New York – il trouve moins de temps pour courir, essayant de sortir une à deux fois par semaine. Il a toutefois participé au Nîmes Urban Trail de 24 km le 15 février, traversant des lieux symboliques de sa vie nîmoise.

Il évoque avec émotion le collège Jean-Rostand, le lycée Daudet, le palais de justice, le site universitaire Vauban où il enseigne, et les jardins de la Fontaine : "J'ai appris à faire du vélo aux Jardins et quand je vois mes enfants s'amuser au même endroit, ça me touche. Quand j'ai traversé ces sites au Nut, je me suis dit que la vie passe vite…"

Une transformation personnelle à travers la campagne

Docteur en droit public et avocat, Plantier a dû réduire ses cours magistraux à l'université pour se consacrer à sa campagne. Il décrit cette candidature comme sa seconde en son nom propre, après une expérience forte en 2021 avec Sophie Roulle aux départementales.

Parfois perçu comme froid ou distant, il se dit "réservé, de plus en plus libre. Je m'ouvre davantage et je suis désormais plus à l'aise, plus en confiance, c'est plus naturel". La campagne municipale semble avoir des effets bénéfiques sur ce marathonien politique, déterminé à rester dans la course pour l'avenir de Nîmes.

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