Paris : Grégoire attaque Dati, la qualifiant de symbole du « vieux monde »
Grégoire attaque Dati, symbole du « vieux monde » à Paris

Paris : Grégoire attaque Dati, la qualifiant de symbole du « vieux monde »

Les passes d’armes de campagne se poursuivent à Paris, où la bataille pour la Mairie s’intensifie. Emmanuel Grégoire, le candidat de la gauche unie hors La France Insoumise (LFI), a lancé une attaque cinglante contre son adversaire LR Rachida Dati, la qualifiant de représentante du « vieux monde ». Dans une interview diffusée dimanche, il a publiquement appelé la ministre de la Culture à démissionner de ses fonctions gouvernementales.

Une démission réclamée depuis longtemps

Emmanuel Grégoire, ancien premier adjoint de la maire socialiste sortante Anne Hidalgo, a estimé que Rachida Dati aurait « déjà dû partir il y a longtemps ». Cette déclaration fait référence à la mise en examen de la candidate LR en juillet 2021 pour des faits de corruption, suivie de son renvoi devant le tribunal correctionnel de Paris. Le candidat socialiste a souligné l’incompatibilité entre cette situation judiciaire et la direction de la Ville de Paris.

La « droite des casseroles » pointée du doigt

Sur le plateau de BFMTV, Emmanuel Grégoire a taclé sans ménagement sa rivale, déclarant : « Moi, je veux en finir avec cette droite et cette politique des magouilles, celle des casseroles, celle des arrangements, celle des arrière-cuisines. C’est le vieux monde. Rachida Dati, elle était déjà ministre il y a vingt ans ». Il a ainsi cherché à associer son adversaire à des pratiques politiques qu’il juge dépassées et moralement contestables.

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Le candidat a également posé une question rhétorique percutante : « Comment peut-on imaginer que la Ville de Paris soit dirigée par quelqu’un qui devra rendre compte devant les juges ? ». Cette interrogation vise directement le procès à venir de Rachida Dati, prévu pour septembre 2026, où elle devra comparaître aux côtés de l’ex-patron de Renault-Nissan Carlos Ghosn pour corruption et trafic d’influence passifs.

Un rappel historique des affaires parisiennes

Emmanuel Grégoire a également fait référence, sans les citer explicitement, aux anciennes affaires ayant éclaboussé la droite lorsqu’elle était au pouvoir dans la capitale. Il a évoqué « ce moment de l’histoire où la Ville de Paris, son actualité se jouait dans les tribunaux », en allusion à des scandales tels que les emplois fictifs de la Mairie de Paris ou l’inscription de faux électeurs sur les listes de la mairie du 5ᵉ arrondissement. Cette stratégie vise à inscrire la candidature de Rachida Dati dans une continuité de pratiques controversées.

La sérénité affichée de Rachida Dati

Face à ces accusations, Rachida Dati a répondu avec assurance dans les colonnes du Journal du dimanche. L’ancienne garde des Sceaux de Nicolas Sarkozy, aujourd’hui candidate LR et du Modem, a affirmé : « Je suis très confiante. Ceux qui parlent de cette procédure ne la connaissent pas. Je suis très sereine ». Elle conteste farouchement les faits qui lui sont reprochés, lesquels remontent à la période entre octobre 2009 et février 2013, alors qu’elle était députée européenne.

Cette polémique illustre les tensions croissantes dans la campagne municipale parisienne, où les questions d’éthique et de transparence occupent une place centrale. Les électeurs devront trancher entre une vision présentée comme renouvelée par la gauche et une droite qui défend sa légitimité malgré les controverses judiciaires.

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