Un scénario idéal pour Olivier Falorni à La Rochelle
Le député Olivier Falorni ne pouvait rêver meilleur scénario à l'issue du premier tour des élections municipales à La Rochelle. Avec près de 12 points d'avance sur sa première concurrente, il vire en tête avec un score impressionnant de 33,12% des suffrages. Cette performance lavant le flou qui dominait dans une campagne mettant en compétition sept équipages différents.
Une avance confortable mais pas décisive
Olivier Falorni, député Les Démocrates de la première circonscription de la Charente-Maritime, rassemble un tiers des suffrages exprimés. Il arrive en tête dans la grande majorité des bureaux de vote et obtient de très bons résultats à Beauregard ainsi que dans les quartiers populaires de Mireuil et Villeneuve-les-Salines. Avec 9 661 suffrages, il rassemble 3 207 voix de plus qu'il y a six ans, une progression significative.
« Dans mes espoirs les plus optimistes, je n'espérais pas un tel score », a déclaré le candidat arrivant à l'hôtel de ville dimanche soir. Pourtant, Olivier Falorni sait que virer en tête ne garantit pas la victoire finale, ayant fait l'amère expérience en 2020. « On fera dans l'entre-deux-tours une campagne très active », prévient-il.
Le défi des alliances pour le second tour
Sur le papier, quatre listes sont retenues pour le match du 22 mars, et ses challengers seront nécessairement tentés de s'allier pour aller le chercher. La socialiste Maryline Simoné, à la tête d'une liste d'union de la gauche, a rassemblé 21,41% des voix. Elle ne désespère pas de devenir la première femme maire de La Rochelle et compte bien explorer le champ des possibles avec ses partenaires.
Les Insoumis rochelais (6,47%) se réunissaient dimanche soir pour débattre de leur position et d'un éventuel soutien à sa liste. Une éventuelle association avec le maire sortant divers gauche Thibaut Guiraud paraît nécessaire mais difficile à écrire, La Rochelle unie ayant mené une partie de sa campagne en affirmant qu'il n'était pas à gauche.
Les réactions des autres candidats qualifiés
Thibaut Guiraud, dont la liste Générations La Rochelle a obtenu 15,64% des voix, ne ferme pas la porte aux alliances. « On verra dans la nuit », a-t-il déclaré, conscient que son résultat bien en deçà de ses espérances ne l'autorise plus à se projeter maire de La Rochelle. « Mon bureau est rangé, que le meilleur gagne ». Sa liste se retirera-t-elle ou fusionnera-t-elle ? La décision devrait être annoncée ce lundi.
Christophe Batcabe, candidat divers droite qualifié au second tour avec 13,6%, a annoncé son intention de se maintenir. Olivier Falorni aurait pu envisager une alliance avec lui pour asseoir sa position, mais sa confortable avance ne l'encourage pas à l'examiner. « Je ne suis pas adepte des bidouilles et des magouilles dans la nuit du dimanche au lundi », balaie-t-il.
Les déçus du premier tour
Dans le camp des déçus, on peut ranger le Rassemblement national dont le score (8,83%) ne lui permet pas de rester dans la partie. Ce ne sera pas encore pour cette fois que l'extrême droite pénétrera la forteresse rochelaise. La petite phrase d'Olivier Falorni sur les « bidouilles et magouilles » sert moins à afficher une forme de probité qu'à savonner la planche à ses poursuivants.
Maryline Simoné reste déterminée : « Il y a des décisions à prendre. On les prendra de manière collective ». Reste que sur le plan des idées, les différentes formations de gauche ne se placent pas à mille lieux d'écart, ce qui pourrait faciliter des rapprochements stratégiques avant le second tour décisif du 22 mars.



