Dans un an, la France aura un nouveau président de la République et pourra enfin tourner la page de la dissolution. Il est urgent de sortir de la paralysie économique et de redonner confiance dans la démocratie.
Plus qu'un an à tenir. Vingt-trois mois après le hara-kiri de la dissolution improvisée par Emmanuel Macron, les Français commencent à voir le bout du tunnel. Ils caressent l'espoir de retrouver un pays gouvernable. Dans un an, ils éliront un nouveau président et se prépareront à choisir de nouveaux députés.
Au-delà de la valse des Premiers ministres – cinq depuis début 2024 –, l'instabilité gouvernementale a paralysé notre économie. L'écart entre les taux d'intérêt de la France et de l'Allemagne s'est creusé. Plusieurs agences de notation ont revu notre note souveraine à la baisse. Le risque politique a alourdi la charge de notre dette.
L'heure est à l'attentisme. Difficile de miser sur l'avenir dans un tel climat d'incertitude, sans perspective sûre. Les entreprises repoussent leurs investissements. Les ménages hésitent à s'endetter pour leur logement. Les particuliers préfèrent épargner. On les comprend. La politique économique de la France ne sera radicalement pas la même selon qu'un Mélenchon, un Philippe ou un Bardella fera son entrée à l'Élysée.
Quant à la victoire annoncée du Rassemblement national, elle n'est pas de nature à rassurer : le parti est partagé entre deux lignes économiques, son programme est brouillon et l'arrivée au pouvoir de l'extrême droite ne manquerait pas de produire un choc sur les marchés.
Au-delà de la paralysie de l'économie, la facture de la dissolution est lourde politiquement. Le coût le plus important, et le plus inestimable, se mesure dans la perte de confiance des citoyens dans la démocratie. La classe politique, impuissante, est moquée. Le débat public n'intéresse plus. Nos institutions parlementaires paraissent dépassées. Et les jeunes qui n'ont pas lu les livres d'histoire se mettent à admirer les régimes autoritaires.
Pendant que la France se déchire sur des alinéas d'articles symboliques de son budget, la dictature chinoise mène sa transition énergétique et continue de tisser sa toile dans le monde. C'est dire s'il est urgent de redonner un cap. Vivement 2027 !



