Cyril Tribuiani, le nouveau député RN des Alpes-Maritimes : portrait d'un homme de terrain
Cyril Tribuiani, député RN des Alpes-Maritimes : portrait

Cyril Tribuiani, le nouveau député RN des Alpes-Maritimes : un homme de terrain en première ligne

Avec la victoire de Bryan Masson à la mairie de Cagnes-sur-Mer, son suppléant, Cyril Tribuiani, hérite du siège de député de la 6e circonscription des Alpes-Maritimes. À 45 ans, ce conseiller en assurance, père de famille et militant du Rassemblement national, fait son entrée à l'Assemblée nationale. Portrait d'un élu qui se veut proche du terrain, déjà en campagne pour les prochaines échéances électorales.

Un parcours politique ancré dans l'ultraproximité

Dans la permanence laurentine du RN, les affiches de Bryan Masson ornent encore les murs, mais Cyril Tribuiani annonce leur remplacement prochain. « On va bientôt changer les affiches et mettre un peu plus de moi. Quoi que je poserai de la même manière avec Marine et Jordan », confie-t-il. Connu des Cagnois pour avoir sillonné marchés et commerces lors de la campagne municipale, il a également tracté à Saint-Laurent-du-Var en soutien au candidat RN Rafaël Quessada. Déjà présent lors des législatives de 2022 et 2024, il endosse désormais le rôle principal.

Fidèle dans l'ombre, Tribuiani a œuvré à la montée de Bryan Masson. « Maintenant que j'hérite de son mandat, j'ai une grande responsabilité, à un an de la présidentielle... qui s'accompagnera d'une dissolution de l'Assemblée », projette-t-il. Rompu aux réunions de proximité et au « relooking » du parti, il reste étranger aux arcanes du Palais Bourbon, où il ne compte pas s'attarder. « Je monterai le mardi matin pour la réunion du groupe et les commissions avant de redescendre dès le mercredi soir. Mon mandat sera celui d'un élu de terrain », affirme-t-il.

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Un engagement politique marqué par la droite patriote

Né à Gap de grands-parents italiens émigrés des Pouilles en 1946, Cyril Tribuiani a grandi dans un environnement de droite. Élevé par « un père de droite », il célèbre l'élection de Jacques Chirac en 1995, mais déchante face à « la droite molle ». Déçu par l'UMP et Nicolas Sarkozy, il se tourne vers l'extrême droite, qu'il préfère appeler « la droite patriote ». Séduit par le discours de Marine Le Pen sur la sécurité, l'immigration et le pouvoir d'achat, il adhère au RN en 2015.

En 2017, il rencontre Bryan Masson, avec qui il partage une vision d'État fort et souverainiste. « Comme moi, il est ouvert sur les questions sociétales », se félicite Tribuiani, qui aurait voté pour l'inscription de l'IVG dans la constitution et le droit à l'aide à mourir. Catholique affiché, il se dit favorable aux traitements hormonaux pour les transitions de genre, affirmant : « Une fois majeur, chacun est libre de son corps ».

Des positions fermes sur l'immigration et l'autorité

Cyril Tribuiani reprend la proposition de loi de Bryan Masson visant à expulser automatiquement les étrangers condamnés à plus de trois ans pour crimes graves. « Il faut enlever le maillon judiciaire », tranche-t-il, évoquant un référendum sur l'immigration pour « passer au-dessus de la Constitution et appliquer la parole des Français ». Ancien gendarme de réserve, il soutient inconditionnellement les forces de l'ordre, citant l'exemple du policier ayant tiré sur Nahel en 2023.

Il admire Napoléon pour son génie militaire et Donald Trump pour son patriotisme, estimant que « la France doit se faire entendre et respecter ». Malgré cette fermeté, il cultive une image plus douce, posant souvent avec son chien Twix et soutenant la cause animale, notamment via la fondation Brigitte Bardot.

Ainsi, Cyril Tribuiani incarne un député RN résolument tourné vers le terrain, mêlant progressisme sociétal et intransigeance sur les questions d'immigration et d'autorité, dans la perspective des prochaines échéances électorales.

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