Éric Ciotti tend la main aux policiers municipaux de Saint-Denis après la décision de désarmement
À peine élu maire de Nice, Éric Ciotti s'immisce dans une polémique nationale en réagissant vivement à la décision de la nouvelle mairie La France Insoumise de Saint-Denis de désarmer progressivement sa police municipale. Le futur édile niçois a qualifié cette mesure d'« irresponsable » et a proposé d'accueillir les agents souhaitant quitter la Seine-Saint-Denis pour rejoindre la Côte d'Azur.
Une main tendue trois jours après l'élection
Cette offre intervient seulement trois jours après la victoire d'Éric Ciotti aux élections municipales de Nice, sous la bannière de l'alliance UDR-RN. Dans une publication sur son compte X, l'élu a affirmé : « La police municipale de Nice a besoin de renforts. Nous serons fiers d'accueillir les agents de Saint-Denis menacés par la décision irresponsable de désarmement prise par la mairie LFI. » Cette prise de position marque clairement l'engagement sécuritaire du nouveau maire de la cinquième ville de France.
Une situation tendue à Saint-Denis
La décision du maire LFI de Saint-Denis-Pierrefitte, Bally Bagayoko, d'engager un processus de désarmement a provoqué un mécontentement massif parmi les forces de l'ordre locales. Selon des sources syndicales relayées par plusieurs médias, près de 90 agents sur les 140 que compte la ville auraient déjà formulé une demande de mutation. Le déclencheur de cette crise est le retrait programmé des lanceurs de balles de défense, jugés « très peu contrôlables » par le maire, avant une réflexion plus globale sur le port des armes à feu.
Une stratégie commune avec le Rassemblement National
L'offensive d'Éric Ciotti fait directement écho aux déclarations de Marine Le Pen, publiées la veille. La chef de file du Rassemblement National avait affirmé que les nouvelles municipalités conquises par son camp seraient « ravies d'étudier les dossiers » des policiers municipaux souhaitant fuir les communes gérées par La France Insoumise. Ce ralliement souligne la cohérence idéologique de l'alliance entre l'UDR et le RN, faisant de la sécurité et de l'armement des agents le socle commun de leur action municipale.
Les réactions syndicales et politiques
Du côté des syndicats professionnels, le Syndicat de Défense des Policiers Municipaux exhorte désormais ouvertement les agents à « fuir les communes LFI ». Cette polarisation illustre les tensions croissantes autour des politiques de sécurité locales, où chaque décision devient un enjeu national. La proposition d'Éric Ciotti s'inscrit ainsi dans un affrontement idéologique plus large, opposant les partisans d'une police armée et musclée aux défenseurs d'une police de proximité axée sur l'urgence sociale.



