Éric Ciotti s'engage à Nice : "Je resterai toujours maire" sans ambition ministérielle
Ciotti : "Je resterai toujours maire de Nice", pas de ministère

Éric Ciotti affirme son ancrage niçois et rejette toute ambition nationale

Le président de l'Union des droites et candidat à la mairie de Nice, Éric Ciotti, a réaffirmé avec force ce mardi 10 février sur BFMTV son engagement exclusif envers la ville de Nice. Interrogé sur ses intentions en cas de victoire aux élections municipales de mars prochain, le député des Alpes-Maritimes a déclaré sans ambiguïté qu'il exercerait la fonction de maire pendant la totalité du mandat de six ans.

Un engagement sans faille pour Nice

"Absolument", a-t-il affirmé lorsqu'on lui a demandé s'il resterait maire jusqu'au bout. "Naturellement je veux servir ma ville, c'est de là que je détiens ma légitimité". Cette déclaration prend une dimension particulière dans le contexte des spéculations sur un éventuel portefeuille ministériel qui pourrait lui être proposé après la prochaine élection présidentielle.

Éric Ciotti a martelé sa position avec des mots sans équivoque : "Je resterai toujours à Nice". Il a complété cette affirmation en précisant : "Je n'ai aucune autre ambition que de devenir maire de Nice pour donner et écrire une nouvelle espérance à Nice, je crois que c'est clair". Cette profession de foi locale contraste avec le parcours de nombreux élus qui utilisent souvent les mandats locaux comme tremplin vers des fonctions nationales.

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Une critique frontale du bilan d'Estrosi

Le candidat aborde les élections municipales avec "positivité" selon ses propres termes, mais cela ne l'empêche pas de porter un jugement sévère sur l'actuel maire de Nice. Il estime que Christian Estrosi est "un mauvais maire", positionnant ainsi sa candidature comme une alternative claire à la gestion en place.

Pour renforcer sa liste, Éric Ciotti a annoncé lundi le ralliement de l'écologiste Jean-Marc Governatori, qui renonce à sa propre candidature. "Notre liste va bousculer les lignes, balayer tous les a priori. Nous ne sommes dans aucune case, notre maison c'est Nice", a déclaré le candidat lors d'un point presse, soulignant ainsi la dimension transpartisane de sa démarche.

Des soutiens qui traversent les clivages

La liste Ciotti bénéficie de soutiens variés qui illustrent la recomposition politique en cours à Nice :

  • Jean-Pierre Rivère, président de l'OGC Nice longtemps proche de Christian Estrosi
  • Olivier Breuilly, ancien directeur général des services de Christian Estrosi
  • Olivier Riquier, lieutenant-colonel des pompiers
  • Pierre Ippolito, ancien président de l'union patronale UPE 06, proche de David Lisnard, maire LR de Cannes

Cette diversité de profils ne masque pas certaines contradictions. Malgré sa volonté affichée de rupture avec l'ère Estrosi, le clan Ciotti a annoncé dimanche le ralliement d'une adjointe au maire élue depuis 2008 aux côtés de Christian Estrosi. Comme tout maire sortant, ce dernier est obligé de "lâcher des proches pour faire la place à de nouvelles têtes", selon l'analyse politique habituelle.

La campagne municipale niçoise s'annonce donc comme un véritable laboratoire politique où se jouent plusieurs enjeux : la succession d'un maire emblématique, la recomposition des droites, et la capacité d'un candidat à maintenir sa promesse de rester ancré localement malgré les tentations nationales. Éric Ciotti place ainsi son mandat potentiel sous le signe de la continuité géographique et de la rupture politique avec l'actuelle municipalité.

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