Aurore Bergé appelle à un cordon sanitaire contre LFI et critique le RN
Bergé veut un cordon sanitaire contre LFI, critique le RN

Aurore Bergé lance un appel pour un cordon sanitaire contre La France insoumise

La ministre déléguée à l'Égalité femmes-hommes, Aurore Bergé, a lancé un appel pressant ce dimanche, invitant « la gauche » à rompre « de manière définitive » avec La France insoumise. Elle a souligné que cette rupture pourrait entraîner la perte de certaines villes lors des prochaines élections municipales, mais l'a présentée comme une nécessité impérieuse.

Un avertissement sévère adressé à la gauche

Au micro d'Europe 1, CNews et Les Échos, Aurore Bergé a posé une question directe : « Est-ce que la gauche est prête, de manière définitive, à rompre avec La France insoumise, au risque peut-être de perdre un certain nombre de villes ? ». Elle a ajouté avoir entendu récemment des voix contradictoires, mais a insisté sur l'urgence de cette démarche.

La ministre a qualifié l'agression mortelle du jeune militant d'extrême droite radicale Quentin Deranque de « drame épouvantable ». Elle a exprimé l'espoir que cet événement tragique « fera prendre conscience à chacun du danger que représente pour notre pays, pour notre cohésion, pour nos valeurs, pour la démocratie, La France insoumise ».

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Des accusations graves portées contre LFI

Aurore Bergé a formulé des accusations sévères contre le parti de Jean-Luc Mélenchon, affirmant sans ambages : « LFI, c'est de l'antisémitisme, LFI, c'est un parti anti-France et LFI, c'est un parti qui appelle et revendique ou assume une part de violence ». Ces déclarations interviennent dans un contexte politique tendu, où sept personnes ont été mises en examen pour homicide volontaire et complicité dans l'affaire Deranque.

Parmi les mis en examen figurent deux assistants du député LFI et fondateur du groupe antifasciste dissous la Jeune Garde, Raphaël Arnault. La ministre a estimé que « le devoir de décence serait d'exclure » ce dernier du parti, renforçant ainsi sa critique de la gestion interne de La France insoumise.

Le Rassemblement national également dans le viseur

Aurore Bergé n'a pas épargné le Rassemblement national dans ses remarques. Elle a répondu au président Jordan Bardella, qui avait évoqué un cordon sanitaire avec LFI, en lui lançant un défi : « qu'il le montre aussi au moment des élections municipales ». La ministre a questionné la stratégie électorale du RN : « Pourquoi maintiendrait-il des candidats dans des villes où ils savent que le RN n'a aucune chance de gagner, et où LFI peut gagner ? ».

Elle a également pointé du doigt les candidats du RN aux élections municipales des 15 et 22 mars, affirmant que certains « ont tenu soit des propos antisémites, soit des propos négationnistes […] il y a quelques semaines ou quelques mois à peine, sur les réseaux sociaux ». Aurore Bergé s'est interrogée sur la crédibilité d'un grand parti aspirant à diriger le pays : « Quand on est un grand parti qui nous dit qu'il est prêt à présider notre pays, est-ce que c'est normal de découvrir a posteriori ces propos de candidats investis ? ».

Les enjeux des municipales de 2026

Ces déclarations interviennent à l'approche des élections municipales de 2026, où la compétition politique s'annonce particulièrement intense. Les appels d'Aurore Bergé visent à influencer les stratégies des partis de gauche et d'extrême droite, en les poussant à clarifier leurs positions face à La France insoumise.

Les résultats des élections municipales des 15 et 22 mars 2026 seront suivis de près, avec des implications potentielles sur la configuration politique locale et nationale. La ministre a ainsi placé le débat sur le cordon sanitaire au cœur des préoccupations électorales à venir.

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