Nicolas Leroy Fleuriot : le Tour auto, une passion d'entrepreneur
Tour auto : Nicolas Leroy Fleuriot, passion et business

Le 4 mai prochain, Nicolas Leroy Fleuriot s'élancera au départ du Tour auto, une épreuve mythique attendue à Pau le 8 mai et à Biarritz le 9 mai. Comme de nombreux chefs d'entreprise du monde entier, il pilotera l'une de ses voitures de rallye légendaires.

Une passion qui ne compte pas les années

Quand Nicolas Leroy Fleuriot évoque le Tour auto historique, il ne mesure pas le temps en années, mais en voitures. Depuis 2014, il aligne des bolides exceptionnels au départ de cette course : une Lancia Stratos achetée spécialement pour sa première participation, une Porsche 911 RSR convoitée par les passionnés, une Ferrari Groupe 4, une BMW CSL, ou encore une Lancia 037 surnommée « la faiseuse de veuves » en raison des nombreux accidents mortels qu'elle a provoqués. Rien n'arrête ce chef d'entreprise girondin, qui repart cette année avec cette machine redoutable pour un Tour qui traversera à nouveau la Nouvelle-Aquitaine en mai.

Un parcours prestigieux

Après un départ du Grand Palais à Paris le 4 mai, cette épreuve, reconnue comme l'une des trois plus belles au monde, s'achèvera à Biarritz le 9 mai. La veille, Pau, ville étape, célébrera le Tour avec le soutien des journaux du groupe Sud Ouest et de leur partenaire Aspen Group, spécialisé dans les biocarburants pour véhicules historiques. Jouer à domicile ravit Nicolas Leroy-Fleuriot : « Je roule pour me faire plaisir et partager cela avec le public. »

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Pau fête le tour

À l'image du Tour cycliste organisé par ASO, le Tour auto attire de nombreux spectateurs sur les routes et les circuits, avec un parcours par jour. « Ce serait égoïste de ne pas faire rouler ces voitures quand on a la chance de les avoir », confie le patron de Cheops Technology, propriétaire d'une collection rare de voitures de rallye. « J'ai toujours adoré ces autos », avoue cet ancien commercial en informatique qui s'était offert une BMW M3 à 26 ans, puis sa première Ferrari à 30 ans. De nombreux modèles au cheval cabré ont suivi, mais les voitures spéciales rallye remplissent désormais son garage.

Une collection qui raconte l'histoire des rallyes

Une Alpine, évidemment : « Elles me faisaient rêver quand elles gagnaient tout dans les années 70… j'avais 10 ans. C'est resté. » Puis viennent les championnes des décennies suivantes : Audi Groupe B de la grande époque, Renault 5 Turbo 2, Porsche, Lancia… Le garage de ce collectionneur raconte en fait l'histoire des rallyes. Naturellement, il est passé rapidement du garage à la route, aux routes du Tour de Corse ou du Tour auto. « C'est la plus belle des épreuves », s'enthousiasme Nicolas Leroy Fleuriot, qui n'a pas manqué un départ depuis 12 ans. « Je l'inscris d'une année sur l'autre dans mon calendrier », sourit celui dont l'agenda est pourtant très chargé, pour l'ambiance et les traversées de la France par des paysages magnifiques.

Un tourisme pied au plancher

Ce pilote partage sa passion avec d'autres venus du monde entier : Suisses, Italiens, Belges, Anglais (réputés pour être les plus collectionneurs), Allemands, Danois, Hollandais, et même des Mexicains ou des Américains, dont un équipage aligné avec une Ferrari 250 GT de 1961. Cette voiture légendaire a remporté la même année le Tour auto et les 24 Heures du Mans, faisant grimper sa cote à plusieurs millions d'euros. Mais comment faire rouler sur route ouverte une auto du prix d'un Picasso (un tableau, pas la Citroën) ?

Un musée roulant

« Il ne faut pas y penser », élude le pilote girondin, qui a vu le feu attaquer sa Stratos lors d'une course. « Elles ont été pensées pour cela, on ne va pas les garder au musée », milite-t-il. Ce rassemblement de voitures incroyables et leurs riches propriétaires constitue aussi un sacré réseau. « On peut y faire du business », avoue le chef d'entreprise, qui a enrichi son carnet d'adresses grâce à cette épreuve et d'autres comme le Tour de Corse ou les 24 Heures du Mans Classiques en juillet. « Au Grand Palais et à Biarritz, on organise des soirées avec des clients de Cheops », justifie Nicolas Leroy-Fleuriot. Sous la combinaison du pilote affleure le costume de l'entrepreneur passionné.

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Rassemblement organisé par le groupe Sud Ouest

La FFV et Aspen seront présents le 8 mai à Pau à partir de midi. Inscriptions et renseignements : sud-ouest-tour-auto@sudouest.fr.