Rose Torrente-Mett lance un appel pour diffuser son documentaire
Rose Torrente-Mett : appel pour diffuser son documentaire

La fondatrice de la maison de haute couture Torrente, Rose Torrente-Mett, lance un appel pour que le documentaire retraçant son destin hors normes, « Ma vie en haute couture », soit diffusé plus largement. Présenté le 12 mai au théâtre Alexandre III en marge du Festival de Cannes, ce film de 63 minutes n'a pas pu accueillir tous les spectateurs souhaitant le découvrir.

Un destin hors normes célébré à Cannes

Rose Torrente-Mett, 93 ans, est une figure de la haute couture française. Membre durant 37 ans de la Chambre syndicale du métier, elle cultive avec Cannes une histoire d'amour vieille de près d'un demi-siècle. Ses débuts cannois remontent aux années 1970, époque où elle partageait son temps entre son appartement du Mont-Joli, au Cannet, et des virées en voilier au large des îles de Lérins avec son époux.

Le documentaire, réalisé par Alon Assouline, a été tourné pendant onze mois. Il s'appuie sur les souvenirs dévoilés dans les mémoires de Rose, « Haute couture », paru chez Fayard, et sur pas moins de 1 100 archives de l'INA. Le film retrace l'épopée de la petite fille rachitique placée dans des fermes, écrasée par l'ombre de son frère Ted Lapidus, devenue l'une des seules femmes reconnues par la Chambre syndicale de la haute couture, puis créatrice de l'Institut Français de la Mode (IFM).

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Une standing ovation et des demandes pressantes

La projection a été suivie de « cinq minutes de standing ovation ! Je n'aurais jamais imaginé un tel accueil », se remémore la créatrice, encore émue. Depuis, Rose Torrente-Mett reçoit de nombreux messages de Cannois demandant où voir le film. « Alon a tout investi dans ce projet, piochant dans les fonds de l'INA et travaillant avec un cœur immense. Nous cherchons désormais un lieu, une salle de cinéma ayant pignon sur rue, ici à Cannes ou ailleurs, pour que l'ensemble du public puisse partager cette œuvre », explique-t-elle.

Rose Torrente-Mett, qui a habillé des personnalités comme Simone Veil et Jeane Manson, ne rate aucune édition du Festival de Cannes : « Je n'en ai raté aucune édition », sourit-elle. Elle fourmille toujours de projets, notamment une série fictionnelle sur sa trajectoire, déjà amorcée.

Un été cannois entre mémoire et transmission

Cet été, elle profite de la douceur de vivre chez Tétou, son adresse favorite sur la Croisette, et apprécie l'effervescence intellectuelle cannoise, chez des amies comme Candace Johnson ou lors de dîners chez Marco Langhi, spécialiste de l'intelligence artificielle, où l'on croise chefs d'orchestre, danseurs étoiles et esprits libres. « Comme la Rose du film Titanic, je peux aujourd'hui raconter mon histoire. Mon parcours ne s'arrête pas, il commence à peine sous une autre forme », confie la couturière.

L'appel de Rose Torrente-Mett vise à trouver une salle pour une diffusion large, afin que le public cannois et au-delà puisse découvrir ce témoignage inspirant sur la ténacité d'une femme d'exception, ardente défenderesse du patrimoine culturel français.

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