Le document, soumis au vote vendredi 24 avril, donne les grandes lignes de la mandature métropolitaine. Que trouve-t-on dans le catalogue du « projet de mandature » voulu par Thomas Cazenave, et qui sera soumis au vote des élus de Bordeaux Métropole, vendredi 24 avril ? Le soutien au RER métropolitain, « épine dorsale d’un aménagement du territoire réussi » à l’échelle du département, le retour d’une aspiration au grand contournement « pour redonner de la fluidité aux déplacements du quotidien » sur la rocade, mais aussi « la défense de la LGV vers le sud ».
Un « audit complet » des finances de la Métropole est annoncé d’ici l’été – la dette a doublé, « franchissant le cap des 2 milliards d’euros ». « Il y aura des choix à faire », prévient de vive voix Thomas Cazenave. Il est aussi question du quotidien. Pêle-mêle : « remise à plat de la politique propreté », « attention particulière » à la lutte contre les dépôts sauvages, plan trottoirs, centre de supervision urbaine métropolitain qui mutualiserait des moyens de vidéoprotection…
Du tramway à l’immobilier
De l’immobilier (simplification des procédures « en supprimant les normes locales qui freinent les programmes », grand projet d’aménagement de Bordeaux Nord, entre autres) au tramway (nouvelles rames « agrandies », études pour de nouvelles liaisons, « notamment sur le pont Chaban-Delmas ») en passant par le vélo ou la végétalisation, le document passe tous les domaines d’intervention en revue.
Eau, nucléaire et attractivité économique
Il s’attarde aussi sur la thématique de l’eau (réduction des fuites du réseau, recyclage des eaux usées pour le nettoyage des rues et l’arrosage), dit un mot du soutien « résolu » au projet de réacteurs nucléaires EPR2 à la centrale de Blaye et prône une politique d’attractivité économique « assumée ». Le projet Emme, cette raffinerie pour batteries de véhicules électriques sur les bords de Garonne, à Parempuyre et Blanquefort, n’est pas cité. Mais, à l’heure où le dossier figure dans la liste des 150 « cathédrales industrielles » dont le président Macron entend faciliter l’implantation, le futur président de Bordeaux Métropole se dit « favorable » et s’en remet à l’instruction en cours des services de l’État (en vue de l’obtention d’une autorisation environnementale) pour s’assurer que « toutes les garanties sont réunies » : « On est un pays rigoureux en termes de normes. »



