PopMart en chute libre malgré des bénéfices records et un film Labubu
PopMart, le producteur chinois des célèbres peluches Labubu, a vu son action s'effondrer de plus de 22% ce mercredi 25 mars 2026 à la Bourse de Hong Kong. Cette chute spectaculaire intervient paradoxalement après l'annonce d'un bond des bénéfices nets et d'un projet de film en collaboration avec Sony Pictures, mettant en lumière les inquiétudes des investisseurs face à la dépendance excessive du groupe à cette seule franchise.
Des résultats financiers exceptionnels mais insuffisants
Dans un communiqué, PopMart a révélé un bénéfice net pour l'année 2025 s'élevant à 12,78 milliards de yuans, soit environ 1,59 milliard d'euros. Cette performance représente une augmentation stupéfiante de 308,8% par rapport à l'année précédente, largement portée par le succès planétaire des Labubu. En 2025, plus de 100 millions de ces peluches ont été écoulées à travers le monde, générant des files d'attente dans les 630 magasins de l'entreprise répartis dans 20 pays.
Malgré ces chiffres impressionnants, les marchés financiers ont réagi négativement, craignant que la croissance de PopMart ne repose trop sur la popularité volatile des Labubu. Les investisseurs semblent ainsi refroidis par le manque de diversification du groupe, qui vend pourtant diverses figurines et licences.
Le projet de film avec Sony Pictures pour prolonger la manie
Pour entretenir l'engouement autour des Labubu, PopMart a officialisé la semaine dernière un partenariat avec Sony Pictures pour produire un film mettant en scène ces créatures. Le réalisateur britannique Paul King, connu pour Wonka (2023) et Paddington (2014), a été choisi pour diriger cette œuvre qui mêlera images de synthèse et prises de vue réelles. Aucune date de sortie n'a encore été annoncée, mais ce projet vise clairement à capitaliser sur la vague de popularité actuelle.
Les Labubu, un phénomène culturel mondial
Créées en 2015 par l'illustrateur hongkongais Kasing Lung, les peluches Labubu ont connu une ascension fulgurante à partir de 2024, devenant virales après avoir été adoptées par des stars comme Rihanna, Dua Lipa et Lisa du groupe Blackpink. Leur esthétique ugly-cute (moche-mignonne) et leur commercialisation en boîtes mystères à éditions limitées ont créé une rareté artificielle, poussant certains modèles à se vendre à des milliers d'euros sur le marché de l'occasion.
Ce succès est perçu en Chine comme un signe de rayonnement culturel croissant, les Labubu incarnant une image cool du pays à l'international. Toutefois, la récente chute boursière de PopMart souligne la fragilité de ce phénomène de mode et les défis auxquels fait face l'entreprise pour assurer sa pérennité au-delà de cette franchise.



