L'Insee confirme la croissance du PIB français au quatrième trimestre 2025
L'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) a publié ce vendredi une étude confirmant la progression du produit intérieur brut (PIB) de la France. Au quatrième trimestre 2025, la croissance s'établit à 0,2%, après une hausse de 0,5% au troisième trimestre. Sur l'ensemble de l'année 2025, le PIB français a augmenté de 0,9%, selon les chiffres définitifs de l'institut.
La consommation des ménages, moteur principal de la croissance
Les données détaillées révèlent que la consommation des ménages, composante majeure de la croissance économique, a nettement accéléré au cours du dernier trimestre de l'année. Elle a progressé de 0,4% au quatrième trimestre, après une augmentation modeste de 0,1% au trimestre précédent.
Cette accélération s'explique principalement par un renforcement de la consommation de biens, qui a bondi de 0,5% après +0,1% au troisième trimestre. La consommation de services a également enregistré une légère hausse de 0,2% (contre +0,1% précédemment), portée notamment par les secteurs des transports, en particulier le transport ferroviaire.
Un ralentissement marqué de l'investissement
En revanche, l'investissement montre un net ralentissement, avec une progression de seulement 0,3% au quatrième trimestre, après une croissance vigoureuse de 0,8% au trimestre précédent. Ce freinage concerne particulièrement l'investissement en produits manufacturés et l'investissement dans la construction.
La ventilation par acteurs économiques révèle des tendances contrastées :
- L'investissement des entreprises recule de 0,1% après une forte hausse de 1,1% au troisième trimestre.
- L'investissement des ménages s'accélère à +1% (contre +0,5% précédemment).
- L'investissement des administrations publiques progresse légèrement à +0,6% (après +0,5%).
Au total, la demande intérieure finale (hors variations de stocks) contribue positivement à l'évolution du PIB pour 0,3 point au quatrième trimestre, après une contribution de 0,4 point au troisième trimestre.
Le commerce extérieur tire la croissance vers le haut
Le secteur extérieur présente également des évolutions significatives. Les exportations ralentissent nettement, avec une croissance de +1,0% au quatrième trimestre, après un bond de +3,1% au trimestre précédent. Cette décélération s'explique principalement par un ralentissement des exportations d'avions.
Parallèlement, les importations se replient fortement de -1,1%, après une hausse de +1,4% au troisième trimestre. Cette combinaison - exportations qui ralentissent mais importations qui reculent davantage - se traduit par une contribution très positive du commerce extérieur à l'évolution du PIB : +0,7 point au quatrième trimestre, contre +0,5 point au trimestre précédent.
En revanche, les variations de stocks tirent le PIB vers le bas, notamment en raison de la livraison d'un paquebot en octobre qui a affecté les comptes trimestriels.
Un recul significatif du taux d'épargne des ménages
L'étude de l'Insee met en lumière un nouveau recul du taux d'épargne des ménages français, pourtant traditionnellement parmi les plus élevés d'Europe. Ce taux passe sous la barre des 18%, s'établissant à 17,9% au quatrième trimestre 2025.
Cette baisse fait suite à un taux de 18,3% au troisième trimestre et de 18,7% au deuxième trimestre. Sur l'ensemble de l'année 2025, le taux d'épargne moyen s'établit à 18,3%, en légère hausse par rapport aux 18,2% enregistrés en 2024.
L'Insee souligne que ce niveau reste « bien supérieur à son niveau d'avant la crise sanitaire », avec un écart de +3,8 points par rapport à l'année 2019. Cette situation reflète les comportements de précaution qui persistent dans la population française plusieurs années après la pandémie, même si la tendance récente montre un léger reflux de l'épargne au profit de la consommation.



