Montée en Nationale : les clubs landais hésitent face aux contraintes
Nationale : les clubs landais hésitent face aux défis

Trois clubs de la région sont en position d’accéder à la Nationale, mais les contraintes liées à une montée font réfléchir les présidents à deux fois. Parmi les clubs de la zone engagés en Nationale 2, trois sont susceptibles de monter sportivement en Nationale, puisqu’ils sont qualifiés pour les quarts de finale (les finalistes sont promus) : Salles, Tyrosse et Langon.

Un modèle professionnel contesté

Dans le club landais de Tyrosse, on ne voit pas la Nationale d’un très bon œil. « C’est une division professionnelle gérée par la Fédération, avec les contraintes des pros mais pas les avantages, pointe Olivier Britz, le coprésident tyrossais. Sa raison d’être était de limiter les écarts entre le haut niveau amateur et la Pro D2. Visiblement, le modèle ne répond pas aux attentes. »

Benjamin Barbe, coprésident de Langon, qui a passé une saison en Nationale, abonde : « C’est un championnat très exigeant, qui demande un budget supplémentaire. Chaque match est un défi, demande de la rigueur sur et en dehors du terrain. » Il ajoute : « On surfait sur notre titre de Nationale 2 mais notre modèle de pluriactivité a montré ses limites. On n’a pas pu tenir, la récupération n’est pas la même. » Malgré quelques belles performances et des matches épiques, les Sud-Girondins n’ont passé qu’un an à ce niveau. Y revenir, si l’occasion sportive se présentait, demanderait réflexion.

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Des présidents pas consultés

Les questions que se pose la FFR vont dans le bon sens et « ce qui s’est passé accélère le processus, mais ce qui me gêne, c’est que les premiers concernés, les présidents, ne sont pas consultés », reprend le dirigeant landais. À l’heure actuelle, l’UST ne se voit certainement pas en Nationale. « On ne peut pas être pro quand on le décrète. Ce sont trop de risques, c’est l’avenir du club qui est en jeu. Le budget moyen est de 4,2 millions d’euros, sans garanties, sans retombées économiques, sans visibilité médiatique. »

« Est-ce qu’il faut des droits télé ? Un salary cap ? », interroge Barbe. Parmi les idées qui pourraient convaincre Olivier Britz, il y aurait la fusion entre Nationale et Nationale 2 avec le passage à trois poules de 12. Son homologue langonnais craint que cela n’instaure « un championnat à deux vitesses ». Les deux rappellent l’essentiel : appuyer sur la formation.

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